Une Société pour la musique populaire juive : naissance d'un courant musical

dimanche 26 avril 2009, 15h00-16h30
Jascha Nemtsov et Chen Halevi ©DR

Jascha Nemtsov et Chen Halevi ©DR

Avec Chen Halevi, clarinette, Jascha Nemtsov, piano

Le concert fut précédé d’une conférence de Jascha Nemtsov, musicologue, pianiste, ancien élève du Conservatoire de Leningrad, membre de l’Institut d’Études Juives de l’Université de Potsdam. Il a obtenu, en 2004, son doctorat, avec une thèse sur « la Nouvelle École Juive dans la musique ». Quatre mélodies hébraïques en forme de suite : - Pour le mariage (I : Kale bezetsen ; II : Procession), de Gregorz Fitelberg (1879-1953) - Canzonetta, de Jacob Weinberg (1879-1956) - Danse hébraïque, de Boris Levenson (1884-1947) - Ronde enfantine, de Jacob Weinberg (1879-1956) Deux paraphrases d’anciennes mélodies folkloriques juives, de Juliusz Wolfsohn (1880-1944) Quatre pièces pour des danses juives, de Joachim Stutschewsky (1891-1982) Ornements, d’Alexander Krein (1883-1951) Suite enfantine (extraits), de Joseph Achron (1886-1943) Chabader Melody, de Joel Engel (1868-1927) La Chanson de Mariamne, de Michail Gnesin (1883-1957) Danse rituelle du Shabbat, Conte hébraïque, de Lazare Saminsky (1882-1959) Trois danses folkloriques juives, d’Alexander Weprik (1899-1958) Variations sur chant traditionnel yiddish‚ Hoer nor du scheyn meydele’ , d’Israel Brandmann (1901-1992) En partenariat avec l’Association internationale Dimitri Chostakovitch Il y a cent ans, en 1909, les premiers concerts de musique savante juive avaient lieu à Saint- Pétersbourg. Ils étaient organisés par La Société pour la musique populaire juive, fondée deux mois plus tôt par quelques jeunes compositeurs du Conservatoire Impérial, où ils avaient commencé à créer un style de musique savante se revendiquant de la nation juive. Dans un mouvement parallèle à celui opéré par les artistes présentés dans l’exposition Futur Antérieur, cette association développa, pour la première fois dans l’histoire de la musique, un style conçu comme un style national, qui intégrait des éléments du folklore de l’Est et de la musique liturgique dans l’art musical. La Nouvelle École Juive peut être comparée à d’autres courants nationaux qui ont forgé le paysage musical européen depuis le milieu du XIXe siècle.