Abraham Hassoun, Abraham, Sarah et André-Gibert Hassoun, Eïn Beïda, 1904

Sur les traces de la famille Hassoun de Constantine

du mardi 21 juillet 2020 jusqu'au dimanche 28 mars 2021

Les conservateurs du mahJ ont levé une partie du mystère qui enveloppait trois portraits de la famille Hassoun de Constantine au terme d'une vaste enquête. Leurs recherches ont permis de localiser la famille, de découvrir les ancrages identitaires qu'indiquent les vêtements portés, de retracer un itinéraire singulier vers la France. 

Au-delà de ces découvertes, cette présentation est l'occasion de comprendre le travail des conservateurs du musée et leur intérêt pour le revers des toiles...

Abraham Hassoun (1876-1972), Abraham et Sarah Hassoun et leur fils André Gilbert, Constantine, 1904

Abraham Hassoun (1876-1972), Abraham et Sarah Hassoun et leur fils André Gilbert, Constantine, 1904

Le mahJ a acquis, en décembre 2019, un ensemble de trois grands portraits au pastel réalisés en 1904 à partir de photographies par un certain A. Hassoun : un couple en costume occidental dans un parc autour d'un enfant dans un landau neuf, et un homme et une femme « à l'orientale ». Au revers du premier pastel figure une inscription ajoutée plusieurs décennies plus tard par le petit-fils du peintre précisant l'dentité des personnages : un instituteur –  l'auteur des tableaux –, sa femme et leur fils, futur polytechnicien. À partir de ces indices, le musée a retracé l'ascension, grâce à l'école publique, de cette modeste famille juive de Constantine, un itinéraire conduisant de cette ville d'Algérie à Paris, en passant par Rouen et Drancy.

A l'occasion de cette exposition, l'Algérie est à l'honneur dans les vitrines attenantes au cabinet d'art graphique : en particulier un panier et nécessaire pour le bain rituel (miqveh) et le hammam, des tableaux de synagogue et de salle d'étude, des portraits et des costumes traditionnels, dont une peu banale coiffe traditionnelle de femme juive algérienne (sarmah).

Voir aussi

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Élèves travaillant sur la maquette de la synagogue de Piaski dans l’atelier de menuiserie d’une école de l’ORT en Afrique du Nord, Casablanca ou Tunis, 1957-1958. Épreuve argentique

mahJ, archives du musée d’Art juif
Accrochage
du mercredi 19 mai 2021 jusqu'au dimanche 30 janvier 2022
Michel Kikoïne, Portrait de Claire, 1928
Accrochage

du samedi 6 juin 2020 jusqu'au dimanche 2 janvier 2022

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Emplacement 

Cabinet d'art graphique

Collections permanentes

10 € / 7 € / 5 €

> Billetterie en ligne*
> Sur place, à la billetterie du mahJ (fermeture trois quarts d'heure avant la fem)
* Paiement sécurisé par carte bancaire

Handicaps 
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