Soirée à l’occasion du 33e anniversaire de l’Etat d’Israël, Salle Gaveau, Paris, mars 1981

Patrick Zachmann. Voyages de mémoire

du jeudi 2 décembre 2021 jusqu'au dimanche 6 mars 2022

Est-on juif quand on ignore sa religion et sa culture? À la fin des années 1970 et au début des années 1990, Patrick Zachmann mène une longue « enquête » sur les juifs de France, à la recherche de sa propre identité.

De Paris à Marseille, de la rue des Rosiers aux Buttes-Chaumont, des plus orthodoxes aux plus laïques, de la communauté loubavitch aux grossistes du Sentier, des derniers typographes communistes du quotidien yiddish Naye Presse aux juifs les plus « invisibles », le photographe saisit les différentes facettes de la judaïcité française, alors même que, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, se produisent en France des attentats antisémites. Et, pressentant ce que l’on nommera bientôt l’« ère du témoin », il photographie le premier rassemblement de survivants de la Shoah à Jérusalem en 1981. 

Membre depuis 1985 de la prestigieuse agence Magnum, il fait de nombreux reportages hors de France. Son activité le mène en Afrique du Sud en 1990 pour la libération de Nelson Mandela, où il assiste à une manifestation de partisans de l’apartheid, avec croix gammées et chemises brunes. Il parcourt le Chili en 1999 à la recherche des traces des camps de prisonniers politiques dans le désert d’Atacama. Du Rwanda en 2000, six ans après le génocide des Tutsis, il rapporte des portraits de survivants et des images d’ossuaires qui évoquent implacablement l’ampleur du crime de masse. La même année, il fait le voyage d’Auschwitz-Birkenau, où furent assassinés ses grands-parents paternels, et en revient avec des images glaçantes. En contrepoint, dans les années 2010, reparti en Pologne et en Ukraine, il prend des photographies inattendues et joyeuses des pèlerinages de juifs orthodoxes sur les tombes des fondateurs du hassidisme. Enfin, retournant aux origines de sa famille maternelle, il arpente l’Oranie et l’Est marocain pour retrouver les vestiges de ce judaïsme d’Afrique du Nord présent durant des temps immémoriaux, et qui constitue aujourd’hui au Maghreb un « monde disparu », à l’instar de celui de sa famille paternelle d’origine polonaise.

Première grande exposition personnelle au mahJ d’un photographe vivant, « Voyages de mémoire » présente près de 300 œuvres de Patrick Zachmann, des années 1970 aux années 2015, dont de très nombreux inédits et un film, La Mémoire de mon père. Elles nous révèlent un regard humaniste posé sur le monde, nourri par l’expérience juive et donc habité par les questions universelles de l’exil, de la disparition et de l’oubli.

Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, de la Fondation Pro mahJ, et de la Dilcrah

Logo Fondation pour la Mémoire de la Shoah
bon logo fondation pro mahJ
DILCRAH logo

Voir aussi

Voir tout

Patrick Zachmann, Autoportrait, 1983
Grand entretien
mercredi 8 décembre 2021, 19h30-21h00
Patrick Zachmann, Une photographie de ma mère datant des années 1940, Nice, 2011
Visite guidée
dimanche 12 décembre 2021, 11h15-12h45, jeudi 16 décembre 2021, 14h15-15h45, mercredi 19 janvier 2022, 18h15-19h45, dimanche 13 février 2022, 11h15-12h45, mardi 15 février 2022, 14h15-15h45
Parc des Buttes-Chaumont, 1983 © Patrick Zachmann / Magnum photos

 
Une expo, une oeuvre
mercredi 12 janvier 2022, 18h15-19h15
Partager 
Emplacement 

Exposition temporaire

Accès inclus dans le billet de la collection permanente
▷ Tarif plein : 10 €
▷ Tarifs réduits : 7 € (18-25 ans non résidents européens, familles nombreuses) ; 5 € (résidents européens de 18 à 25 ans) 
Sauf le premier samedi du mois, d’octobre à juin :
▷ Tarif plein : 8 €
▷ Tarif réduit : 5 € (résidents européens de 18 à 25 ans, familles nombreuses)

Réservation en ligne obligatoire, y compris pour les bénéficiaires de la gratuité et les Amis.