Ossip Mandelstam

jeudi 6 décembre 2018, 19h30-21h00
Ossip Mandelstam à Saint Petersbourg en 1914

Ossip Mandelstam à Saint Petersbourg en 1914

Avec la participation de Jean-Claude Schneider, traducteur et poète, Ralph Dutli, auteur de la biographie Mandelstam. Mon temps, Mon fauve (Le Bruit du Temps – La Dogana, 2012) et Emmanuel Laugier, poète et critique littéraire.
Rencontre modérée par Norbert Czarny, critique à En attendant Nadeau

Tarifs et réservation 

6 € / 4 €

Réservation
> Billetterie en ligne*
> Sur place, à la billetterie du mahJ (du mardi au samedi de 11h à 17h)
> Par téléphone, au 01 53 01 86 50 (du lundi au jeudi de 10h30 à 13h30*)
* Paiement sécurisé par carte bancaire

Lieu 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

Josef Sima Le retour de Thésée, 1933
Prague City Gallery

Josef Sima Le retour de Thésée, 1933
Prague City Gallery

À  l’occasion de la parution du coffret en deux volumes des Œuvres complètes d’Ossip Mandelstam (coédition Le Bruit du temps-La Dogana, 2017, traduction du russe, édition et présentation par Jean-Claude Schneider).


« Ossip Mandelstam est un mythe. En Russie et dans le monde entier, on le considère comme un martyr de la poésie, qui paya son œuvre de sa vie. Il est surtout célèbre pour avoir été victime de persécutions politiques et pour avoir écrit un poème implacable dénonçant Staline »
Ralph Dutli, Mandelstam, mon temps, mon fauve (Le bruit du temps – La Dogana, traduit de l’allemand par Marion Graf revue par l’auteur, 2012)

Célébrée par Nabokov et Pasolini, traduite par Paul Celan, essentielle pour les artistes et les intellectuels non-conformistes de l’Union soviétique des années 60 et 70, l’œuvre de Mandelstam (1891-1938), ce poète opiniâtrement amoureux de la vie qu’il n’a cessé de célébrer jusqu’à son dernier souffle, est un hymne à la dignité fragile de l’homme dans une époque menaçante, et à la liberté.

« Léger, intelligent, spirituel, élégant, voire même exquis, joyeux, sensuel, perpétuellement amoureux, honnête, clairvoyant et heureux, meme dans les ténèbres de sa maladie nerveuse et de l’horreur politique, juvénile, ou même presque gamin, saugrenu et cultivé, fidèle et inventif, souriant et endurant, Mandelstam nous a offert l’une des œuvres les plus heureuses du siècle… »
Pier Paolo Pasolini

« Mandelstam : rarement j’ai eu, comme avec sa poésie, le sentiment de cheminer – de cheminer aux côtés de l’irréfutable et du vrai, et ce, grâce à lui. »
Paul Celan, Lettre à Gleb Struve, 29 février 1960