Les réfugiés juifs allemands en France, 1933-1944. Un double exil ?

dimanche 5 juin 2016, 16h00-17h30
Handicap moteur
 vers 1928 Berlin Akademie der Künste, Walter Benjamin Archiv

 vers 1928 Berlin Akademie der Künste, Walter Benjamin Archiv

Avec la participation de Dorothea Bohnekamp, université Paris III-Sorbonne nouvelle ; Daniel Azuelos, université de Picardie Jules Verne ; Albrecht Betz, université d’Aix-la-Chapelle (sous réserve) ; Manfred Flügge, écrivain ; Alfred Grosser, politologue, sociologue et historien, réfugié en France avec sa famille dès 1933, Emmanuel Mosès, poète, traducteur, romancier, dernier ouvrage paru : Le compagnon des chacals (Editions Galaade) et Bernd Witte, philosophe, Heinrich Heine Universität, Düsseldorf

Tarifs et réservation 

6 € - 4 €
Réserver pour cette activité
par mél : auditorium@mahj.org
ou par téléphone au 01 53 01 86 48
du lundi au vendredi
de 14 h 30 à 17 h 30

Lieu 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

Avec la participation de Dorothea Bohnekamp, université Paris III-Sorbonne nouvelle ; Daniel Azuelos, université de Picardie Jules Verne ; Albrecht Betz, université d’Aix-la-Chapelle (sous réserve) ; Manfred Flügge, écrivain ; Alfred Grosser, politologue, sociologue et historien, réfugié en France avec sa famille dès 1933, et Bernd Witte, philosophe, Heinrich Heine Universität, Düsseldorf

Entre 1933 et 1939, la France devint le principal pays d’accueil en Europe des réfugiés juifs d’Allemagne. Comme Lore Krüger, un grand nombre d’écrivains et d’artistes en exil s’établirent à Paris - Walter Benjamin, Alfred Döblin, Manès Sperber, Siegfried Kracauer parmi d’autres – et participèrent durant les années 1930 au bouillonnement intellectuel de la ville lumière. Dans cette effervescence assombrie par le durcissement de la politique d’accueil et la grande précarité des émigrants, la France se transforma tout au long de ces années en un lieu de passage menant vers d’autres rives. Ceux qui restèrent furent hâtivement associés à une « cinquième colonne ». Internés pour la plupart dans des camps en zone non occupée, ils y servirent, à partir de 1942, de monnaie d’échange au régime de Vichy. Et longtemps après la guerre, les survivants juifs allemands en France vont se considérer comme « doublement persécutés » dans un pays où la germanité associée à l’identité juive les avait finalement contraints à un double exil.

Cette table ronde, réunissant historiens et témoins (Alfred Grosser fut réfugié en France dès 1933 avec sa famille),  contribuera à une meilleure connaissance de l’exil juif allemand en France, et s’interrogera sur le rôle historique joué par cette communauté, qui donna naissance aux plus grandes figures de la médiation franco-allemande, à la fois penseurs et acteurs de l’Europe d’aujourd’hui.


Voir la rencontre sur Akadem