Artistes à la Ruche, Paris, 1914 © mahJ, don de Janine Warnod

Artistes à la Ruche, Paris, 1914 © mahJ, don de Janine Warnod

Les leçons de l’École de Paris

jeudi 17 et vendredi 18 juin 2021

Découvrir le programme

À l’occasion de l’exposition « Chagall, Modigliani, Soutine… Paris pour école, 1905-1940 », le mahJ organise un colloque sur l’ « École de Paris » en s’intéressant à son actualité.

C’est probablement parce que l’« École de Paris » a été ce premier moment de la mondialisation de l’art qu’elle fait actuellement l’objet d’une attention renouvelée tant dans les accrochages des musées français, qu’à Abou Dhabi, à Amsterdam ou à Doha. La singularité d’une scène caractérisée par l’origine étrangère de ses acteurs, le caractère international de la scène artistique parisienne, alors sans équivalent, et la fin tragique de ce moment incitent à s’interroger sur les enseignements que l’on peut en retirer.

Depuis 1925 et son emploi par le critique André Warnod, le terme d’« École de Paris » désigne la scène constituée du début du XXe siècle jusqu’à la Seconde Guerre mondiale par des artistes étrangers provenant de toute l’Europe, mais aussi d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Ce cosmopolitisme est sans précédent dans l’histoire de l’art. Parmi ces hommes et femmes, nombreux sont les artistes juifs venus des grandes métropoles européennes, mais aussi de l’Empire russe, qui cherchent une émancipation artistique, sociale et religieuse.

Ils ne sont d’aucune « École » au sens traditionnel : ils ne partagent pas un style, mais une histoire commune, un idéal et, pour certains, un destin. À Paris, certains connaissent le succès, mais tous se confrontent dès le milieu des années 1920 à la montée du nationalisme, dont les prémices apparaissent au sein même du milieu artistique (Salon, critique). Le développent de l’antisémitisme dans les années 1930 accentuera l’arrivée d’artistes juifs à Paris et suscitera simultanément une hostilité plus forte à leur égard. L’exil, la guerre, l’Occupation, la déportation briseront des vies et entraineront souvent la disparition des archives et des fonds d’atelier, plongeant une seconde fois dans l’oubli l’œuvre de nombreux acteurs de l’Ecole de Paris.

Ces deux journées tenteront de renouveler les questions sur cette période, peu abordée par les chercheurs au cours des dernières décennies. Que venaient chercher ces artistes à Paris ? Quels étaient les liens amicaux mais aussi culturels et linguistiques entre ces acteurs ? Quelle est la place des artistes femmes dans cette communauté artistique ? En quoi l’École de Paris est aussi un moment singulier dans l’histoire de l’art, mais aussi dans l’histoire de l’émancipation des juifs ? Comment échapper au mythe et écrire une histoire de ces artistes de alors que les sources ont été dispersées ou détruites pendant la guerre ? Enfin ces journées aborderont la place de l’« Ecole de Paris » dans les collections publiques françaises.

Voir aussi

Voir tout

Amedeo Modigliani, Portrait de Dédie, 1918, Paris, Centre Pompidou, Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle, donation de M. et Mme André Lefèvre en 1952
Exposition

du jeudi 17 juin 2021 jusqu'au dimanche 31 octobre 2021

Marc Chagall, Portrait de Guillaume Apollinaire, 1913-1914, Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat 
Visite guidée
mercredi 29 septembre 2021, 18h15-19h45, jeudi 21 octobre 2021, 16h15-17h45
Sonia Delaunay, Prismes électriques, n°41, 1913 – 1914, FNAC 28998, Centre national des arts plastiques, Dépôt au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris depuis 2015
Atelier

mardi 26 octobre 2021, 14h00-15h30 (complet)

Partager 
Emplacement 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

Lieu, réservation et tarifs 

Gratuit, sur place ou en ligne
Inscription sur place obligatoire
Accès à l’auditorium dans la limite des places disponibles

Inscription en ligne

Auditif Position T-Merci de signaler à votre arrivée en billetterie que vous souhaitez bénéficier d’une boucle inductive. Elle vous sera remise contre une pièce d’identité.
Handicap moteur