L’empreinte d’un geste. Pilpoul à­ trois temps

dimanche 19 mai 2019, 11h00-17h00

Création
Sur une idée de Céline Masson, université de Picardie-Jules Verne, et de Jacinta, chanteuse et auteure-compositrice.

Tarifs et réservation 

Inscription en ligne obligatoire.
Gratuit dans la limite des places disponibles.

Lieu 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

Créé par Joëlle Allouche-Benayoun, sociologue ; Cyril Aslanov, linguiste ; Jean-Claude Baumerder, réalisateur ; Gorana Bulat Manenti, psychanalyste ; Isabelle de Mecquenem, philosophe ; Sofia Falkovitch, cantor et cantatrice ; Rita Hermon-Belot, historienne ; Alain Horchman, enseignant ; Jacinta, chanteuse ; Francine Kaufmann, traductologue ; Andrée Lerousseau, germaniste ; Didier Long, théologien et essayiste ; Beatrice Madiot, psychosociologue ; Fred Manoukian, pianiste ; Céline Masson, psychanalyste ; Michel Nedjar, artiste plasticien ; Georges Perla, conteur ; Johanne Toledano, danseuse et comédienne; Julia Vercelli, danseuse ; Regine Waintrater, psychanalyste ; et JudithNils et Pierre Wekstein, musiciens.

Par-delà même les conversions forcées qui ont contraint les juifs à pratiquer le judaïsme et à en perpétuer les gestes cultuels en secret (marranisme, crypto-judaïsme), qu’en est-il de ces gestes de la culture juive qui déterminent des styles familiaux, artistiques, littéraires, alors même qu’aucune pratique religieuse n’est transmise ? Dès ­lors, comment se ­transmet la culture juive ? Du sacré au profane, les ­gestes sont bien ancrés dans les mémoires : déterminent-ils un­ éthos juif ?

En un dispositif qui évoque un pilpoul (disputation à laquelle on se livre dans les écoles talmudiques), chercheurs et ­artistes vont dialoguer, et faire naître une polyphonie de sens – parlés, chantés, dansés, filmés, joués, et tenter de « faire l’expérience du­ geste dans ce qu’il peut être une révélation d’un mouvement interne et intense » (Alain Horchman).

Après les colloques « Shmattès » (2004), « Panim/pnim » (2007), « La force du nom » (2009), « L’accent, traces de l’exil » (2013), « Génération Balagan » (2016), Céline Masson poursuit cette « route de soi », en explorant cette fois la mémoire des gestes, ce « geste rescapé du passé ».