Kafka dans ses villes

dimanche 15 octobre 2006, 16h00-23h00
Kafka 1917, à l’age de 33 ans
© DR

Kafka 1917, à l’age de 33 ans
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Dans le cadre de Lire en fête, coordination : Claudine Raboin, maître de conférence à Paris X-Nanterre

Avec la participation de Florence Bancaud, professeur de littérature allemande à l’université d’Aix-en-Provence, Marcel Bénabou, écrivain, secrétaire définitivement provisoire de l’Oulipo, historien, professeur émérite à l’université Paris VII-Denis Diderot (sous réserve), Alain Fleischer, écrivain, Georges-Arthur Goldschmidt, écrivain et traducteur, Bertrand Leclair, écrivain, journaliste, Jean-Pierre Morel, professeur de littérature comparée à l’université de Paris III-Sorbonne Nouvelle, Régine Robin, professeur à l’université du Québec, Montréal (UQAM), Jacqueline Sudaka-Bénazéraf, agrégée de lettres classiques et docteur es lettres, Philippe Zard, maître de conférences à l'université de Paris X-Nanterre, Hanns Zischler, auteur, réalisateur, comédien.
Lecture de textes de Kafka par François Marthouret et Hanns Zischler

Projection en avant-première du film Qui était Kafka ? de Richard Dindo (France/Suisse, 2006, 98’) en présence du réalisateur

Les lecteurs de Kafka associent spontanément son nom à Prague. Imaginaires ou réelles, les villes de Kafka sont cependant plus nombreuses qu’on ne croit ; Paris, New York, Vienne ou Venise sont les stations d’un parcours auquel nous convie la lecture de ses livres.Mais n’écrit-il pas aussi que la littérature est “un déménagement sur la lune”, ou un “assaut mené contre la dernière frontière terrestre” ? Comment faut-il l’entendre ? Où, en quels lieux nous mène la lecture de Kafka ? L’oeuvre de Kafka est l’objet, le réceptacle de projections multiples ; mais ses écrits parlent surtout d’un exil, subi ou voulu, loin des pesanteurs et des rigidités du monde que son oeuvre évoque, plutôt qu’elle ne le décrit. Paradoxe de Kafka : la coexistence de cette solitude radicale et singulière – “seul, comme Franz Kafka” – et d’une universalité qui contribue à faire oublier l’ancrage de l’oeuvre dans l’histoire. Comment interroger le lien entre l’auteur et ses origines, entre Kafka et Prague, cette “petite mère qui a des griffes” ? Autant de questions et de thèmes abordés dans cette “promenade” nous conduiront jusqu’à la bande dessinée et au cinéma, media qui prolongent de manière inattendue l’empreinte de Kafka. Plusieurs moments de lecture, en français et en allemand, feront entendre le texte de l’écrivain.