Jules Adler Peintre du peuple

du jeudi 17 octobre 2019 jusqu'au dimanche 23 février 2020
Jules Adler, La Mère, 1899,
Muzeum Narodowe w Poznaniu

Jules Adler, La Mère, 1899,
Muzeum Narodowe w Poznaniu

Né à Luxeuil-les-Bains en Franche-Comté, au sein d’une famille juive d’origine alsacienne, Jules Adler (1865-1952) est un peintre naturaliste à l’origine d’une œuvre aussi forte que singulière. Il est aujourd’hui peu connu du grand public, bien qu’une de ses toiles, La Grève au Creusot (1899), soit devenue une icône des luttes ouvrières.

Tarifs et réservation 

10 € / 7 € / 5 €

> Billetterie en ligne*
> Sur place, à la billetterie du mahJ (du mardi au samedi de 11h à 17h)
> Par téléphone, au 01 53 01 86 50 (du lundi au jeudi de 10h30 à 13h30*)
* Paiement sécurisé par carte bancaire

Lieu 

Exposition temporaire

À travers 170 peintures, dessins, gravures et documents – dont de nombreux inédits –, cette rétrospective permet de découvrir l’œuvre originale d’un artiste pris entre modernité et académisme, et son inscription dans le contexte social et politique de la France de la Troisième République. Elle offre aussi l’occasion d’aborder les résonances de sa judaïté dans ses engagements d’homme et d’artiste.

Dreyfusard et grand admirateur d’Émile Zola, Jules Adler est préoccupé, au début de sa carrière, par la misère et la dureté de la société industrielle, s’intéressant autant aux ouvriers qu’au petit peuple des villes, notamment celui de Paris où il vit – ce qui lui vaut l’appellation de « peintre des humbles ». S’il aborde ensuite des sujets moins radicaux, il demeure attaché aux figures populaires et se tourne vers le monde rural, basculement qui s’affirme après le traumatisme de la Grande Guerre au cours de laquelle il est envoyé en mission sur le front. Adler parcourt de nombreuses régions françaises, dépassant le pittoresque pour s’intéresser aux hommes, femmes et enfants qu’il rencontre. Il n’aura de cesse de poursuivre dans cette veine, y compris lors de son internement en 1944 à l’hospice de la rue de Picpus à Paris, devenu camp d’internement pour les vieillards et les malades juifs en attente de déportation, au cours duquel il réalise de nombreux dessins.


Commissariat de l'exposition

Commissaires : Amélie Lavin et Claire Decomps, assistée de Virginie Michel


Catalogue

Jules Adler, 1865-1952. Peindre sous la Troisième République
240 pages, 24 × 28 cm, 25 € Silvana Editoriale, 2017
En vente à la librairie du mahJ