East Side Story

samedi 10 mars 2018, 17h00-18h30
20 ans !
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Jean-Francois Zygel

Jean-Francois Zygel

Concert-spectacle imaginé par Jean-François Zygel
Avec Talila, voix ; Martine Bailly, violoncelle ; Jean-François Zygel, piano, composition, arrangements

Tarifs et réservation 

Gratuit, sans réservation dans la limite des places disponibles

Lieu 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

Textes de Talila
Chansons de Mordekhay Gebirtig et de Paul Fogel
Songs de Jack Yellen et d’Abraham Ellstein

Mais qu’est-ce que c’est la musique juive ? Le klezmer, la cantillation synagogale, la chanson yiddish, les mélopées ladino, les songs de l’opérette yiddisho-américaine, les thèmes religieux traditionnels, les quatuors à cordes de Mendelssohn ou de Darius Milhaud, les symphonies de Mahler, les opéras d’Offenbach, les chansons de Bob Dylan, les standards de Gershwin ?

Il n’y a pas une musique juive, il y a des musiques juives. Comme il n’y a pas une famille, mais des familles que nous nous constituons au fil du temps, au fil de la vie.

Ma famille juive, ce sont certaines mélodies, certains rythmes, certaines couleurs harmoniques. C’est la voix de Talila, c’est les volutes ornementales du violoncelle chaleureux de Martine Bailly.

C’est aussi un secret. Tous les instruments et tous les chanteurs des musiques juives se souviennent des improvisations des cantors de synagogue, les hazzanim. Leur expression intense hante la mémoire d’un continent immatériel et sans cesse renouvelé.


Talila

Talila

Talila

Talila est une chanteuse yiddish et actrice française, née en France après la Seconde Guerre mondiale de parents juifs polonais. Lauréate du prix de l’Académie Charles Cros, elle se produit en France et sur toutes les scènes du monde (Argentine, États-Unis, Hongrie, Israël, Pologne, Australie, etc.). Dans Le Monde, le critique Renaud Machart dit qu'elle dispose « d'une expression vocale idéale, simple et directe comme la parole et pourtant d'une sophistication à l'image de la fine et intelligente artiste qu'elle est ». Dans ses disques, elle aborde le répertoire traditionnel comme celui des chansons extraites de comédies musicales américaines en yiddish données dans les années 1930 dans le Lower East Side de New York, premier quartier de l'immigration des juifs d'Europe centrale. Dans ses spectacles, elle raconte sa vie de fille d'émigrés juifs polonais qui avaient choisi la France et décrit avec humour et une tendre ironie un monde à la fois passé et si fortement présent dans les cœurs. Également comédienne, elle a réalisé en 2004 une performance d’actrice dans la pièce Yadja ou la tête ailleurs de Blanca Metzner et Dan Wolman, mise en scène par Zohar Wexler, programmée à Paris et au festival d’Avignon. Le film Yiddish, yiddish (1996), de Jean-Claude Baumerder, fait son portrait et au-delà s'interroge sur la culture des juifs d'Europe centrale : « Quelle est la place du yiddish aujourd'hui, quel est son sens, que lui est-il arrivé et quel est son avenir ? Préserver cette langue peut, aujourd'hui encore, être considéré comme un acte de résistance contre ceux qui ont tenté de la supprimer », explique le réalisateur.

Son douzième disque, sorti en 2010 sous la forme d’un livre-disque Mon Yiddish Blues (Naïve) remporte un incroyable succès auprès du public et dans la presse. Son treizième disque, Le Temps des bonheurs (Naïve), paru en 2012, mêle des standards yiddish, de l’anglais, ainsi que deux chansons composées pour elle par Teddy Lasry sur des paroles de l’écrivain Jean Rouaud.


Jean-François Zygel

Jean-François Zygel

Jean-François Zygel

Piano et direction artistique

Déjà petit, il inquiétait ses professeurs de musique, passant le plus clair de son temps à laisser son imagination vagabonder sur le clavier...

Après ses études au Conservatoire de Paris (CNSM) où il obtient dix premiers prix, Jean-François Zygel remporte en 1982 le premier prix du Concours international d'improvisation au piano de la Ville de Lyon. C'est le début d'une carrière singulière de concertiste improvisateur qui l'amènera à partager la scène avec des danseurs, des comédiens, des artistes de jazz, de la chanson ou des musiques du monde.

Nommé « artiste en résidence » pour la troisième année consécutive à la Philharmonie Luxembourg, Jean-François Zygel donnera ainsi plus de 120 concerts en France et à l’étranger au cours de la saison 2017-2018.

Jean-François Zygel est par ailleurs reconnu en France et à l'étranger comme l'un des meilleurs spécialistes de l'accompagnement de films muets en concert.

En octobre 2015, il improvise en direct pendant six heures sur les images de la nouvelle version restaurée des Misérables d'Henri Fescourt (d’après Victor Hugo) au Théâtre du Châtelet, performance réitérée l’année d’après au festival Musica de Strasbourg.

Pour la Cinémathèque française, il signe en 2016 les musiques de La Charrette fantôme de Victor Sjöström et de La Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer et il met en musique L’Argent de Marcel L’Herbier (d’après Emile Zola) à Hanovre et à Hambourg. L’année d’après, il se produit en solo aux mythiques Chorégies d’Orange avec le film Le Fantôme de l’Opéra de Rupert Julian.

Pour le chœur Spirito, il crée en 2017 un Requiem imaginaire en anglais, allemand, latin, slavon et araméen.

Jean-François Zygel a fondé il y a quinze ans la classe d'improvisation au piano au Conservatoire de Paris, engageant de nombreux partenariats avec des institutions comme le Forum des Images, la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et la Cinémathèque française.

Il est également connu du grand public pour ses interventions à la télévision (La Boîte à musique, Les Clefs de l’orchestre, Zygel Académie) et à la radio (La Preuve par Z sur France Inter), où il défend avec malice et passion son art de prédilection.

Son dernier album, L'Alchimiste, est sorti cette année chez Sony.


Martine Bailly

Violoncelle

Issue de la prestigieuse école française du violoncelle, Martine Bailly s’est formée auprès de Paul Tortelier au Conservatoire National Supérieur de Paris. Elle obtient un premier prix de violoncelle à l'unanimité du jury en 1967. Cette même année, elle remporte aussi un premier prix de musique de chambre, et se perfectionne avec Joseph Calvet en quatuor, avec lequel elle donne de nombreux concerts dans divers pays d’Europe. Martine Bailly se produit au sein de plusieurs formations de chambre ou en soliste dans de nombreux pays d'Europe, d’Amérique, au Japon, au Mexique, en Russie.

Elle passe ensuite deux années aux États-Unis à l’Université de Yale où elle se perfectionne auprès d’Aldo Parisot. À son retour en France, Martine Bailly développe une activité de musique contemporaine, notamment avec l’Ensemble Intercontemporain et l’Ensemble 2E2M. Puis elle intègre l'Opéra de Paris, où elle a passé 26 ans au poste de supersoliste, premier violoncelle solo de l’orchestre. Sollicitée par Jérôme Robbins pour interpréter avec Manuel Legris les Suites pour violoncelle seul de Bach, lors de la création française du ballet A Suite of Dances au Palais Garnier, elle a ensuite repris ce ballet à Munich, Hambourg et Monte-Carlo. On a pu l’entendre récemment sur la scène du Théâtre de la Ville, interpréter des extraits de ce même ballet avec le danseur Mikhaïl Baryshnikov.

Passionnée par la pédagogie, elle mène parallèlement une carrière d’enseignante au Conservatoire Maurice Ravel de Paris, qui la conduit également à donner des cours publics d’interprétation dans plusieurs festivals en Europe, en Israël et en Australie.