Du Golem, ancêtre du robot, à l’homme augmenté

dimanche 14 mai 2017, 16h15-17h45
Handicap visuel
Handicap moteur
Revue Je sais tout,

Juin 1939,

L'homme artificiel

Revue Je sais tout,

Juin 1939,

L'homme artificiel

Avec la participation de Michel Faucheux et Serge Tisseron
Conversation modérée par François Angelier

Tarifs et réservation 

6 € - 4 €
Gratuit sur réservation pour les Amis du mahJ
Projection + rencontre  : 8 € - 6 € Amis Projection + rencontre + atelier : 33 € - 30 € Amis
Réservation
par mél : auditorium@mahj.org
ou par téléphone au 01 53 01 86 48
du lundi au vendredi de 14 h 30 à 17 h

Lieu 

Auditorium

À travers la musique, la littérature ou le cinéma, le programme de l'Auditorium offre un prolongement des domaines abordés dans le musée et les expositions.

De la légende à l’homme artificiel

Avec la participation de Michel Faucheux, auteur de Norbert Wiener, le Golem et la cybernétique. Éléments de fantastique technologique (Éditions du Sandre, 2008), et Serge Tisseron, auteur du Jour où mon robot m’aimera. Vers l’empathie artificielle (Albin Michel, 2015)

Conversation modérée par François Angelier, producteur de l’émission Mauvais Genres sur France Culture

Michel Faucheux s’est intéressé à  Norbert Wiener (1894-1964), inventeur de la cybernétique qui ne met pas simplement à jour une nouvelle dimension du réel, l'information, commune aux machines et aux êtres vivants : il place sa découverte sous le signe du Golem et établit ainsi un fantastique technologique où se livre l'essence déstabilisante de notre réalité. Cette analogie traduit-elle la relation d'altérité qui lie l'homme et la machine ? N'exprime-t-elle pas aussi le sentiment d'étrangeté éprouvé par l'homme pris dans l'artifice ? Le recours au mythe du Golem ne suggère-t-il pas enfin les tours de passe-passe, la subversion du réel à laquelle procède la cybernétique ?

Serge Tisseron pense que les robots sont déjà parmi nous et nous ne les voyons pas. Ce sont tous nos objets connectés qui détectent nos réactions, s’adaptent à nous, et parfois même orientent nos choix à notre insu. Très bientôt, certains d’entre eux auront une apparence humaine, déchiffreront nos émotions, nous parleront, et pourront même nous manifester de l’affection, voire de l’amour. Ce sera « pour de faux » ? Et alors ? Mais avons-nous envie de ce bonheur-là ? Comment réagirons-nous au fait de nous savoir surveillés en permanence ? Et que deviendra la relation de l’homme à ses semblables lorsque nous serons entourés de créatures humanoïdes programmées pour tout savoir de nous et anticiper nos désirs même les plus secrets ?