Diane Meur, Christophe Boltanski et Samuel Brussell Rentrée littéraire : familles mode d’emploi

jeudi 17 septembre 2015, 19h30-21h00
Diane Meur © P. Metsas Opale
Christophe Boltanski © DR
Samuel Brussell © Mischa Aznavour

Diane Meur © P. Metsas Opale
Christophe Boltanski © DR
Samuel Brussell © Mischa Aznavour

À l’occasion de la parution des romans La Carte des Mendelssohn de Diane Meur (Sabine Wespieser, 2015), La Cache de Christophe Boltanski (Stock, 2015) et Dis-moi qui je suis de Samuel Brussell (Grasset, 2015)

Rencontre modérée par Norbert Czarny, journaliste à La Quinzaine littéraire

En cette rentrée littéraire, la question de la filiation occupe, de manières différentes, plusieurs écrivains. En menant l’enquête sur Abraham Mendelssohn, banquier oublié de l’histoire, et sa famille tentaculaire, Diane Meur finit par mettre à mal toute idée de racines et donner du monde l’image d’un riche métissage où nous sommes tous un peu cousins… Christophe Boltanski nous conduit, à travers le roman vrai des Boltanski, dans le génie, le secret et les névroses d’une famille pas comme les autres. « Nous avions peur. De tout, de rien, des autres, de nous-mêmes. [...] Du pire, car il est toujours sûr », nous révèle l’auteur. Quant à Samuel Brussel, lorsqu’il décide de se poser la question « Qui suis-je ? », il trouve des réponses en revisitant l’histoire de sa mère et celle de l’épopée sioniste, puis en reconstituant sa famille choisie, composée d’artistes et intellectuels du Paris post-soixante-huitard, ses « éclaireurs sur le chemin de la vie ».

« Avec La Carte des Mendelssohn, son cinquième roman, l’écrivaine réinvente brillamment le genre de la saga, en explorant les thèmes de l’héritage et des liens du sang. »
Macha Séry, Le Monde des Livres, 21 aout 2015

« Grand roman symphonique nourri des correspondances, de poèmes, de journaux intimes, La Carte des Mendelssohn nous parle de figures excentriques, de l’histoire du monde, des communautés et des métissages, sans jamais perdre le sens de l’humour. »
Christine Ferniot, Télérama, 19 aout 2015

Diane Meur est traductrice et romancière ; La Carte des Mendelssohn est son huitième roman.

Christophe Boltanski est grand reporter au Nouvel Observateur ; La Cache est son premier roman.

Samuel Brussell est l’auteur, chez Grasset, de quatre romans. Il a fondé et dirigé les éditions Anatolia.

La Carte des Mendelssohn de Diane Meur (Sabine Wespieser, 2015)

« Avec La Carte des Mendelssohn, son cinquième roman, l’écrivaine réinvente brillamment le genre de la saga, en explorant les thèmes de l’héritage et des liens du sang. »
Macha Séry, Le Monde des Livres, 21 aout 2015

« Grand roman symphonique nourri des correspondances, de poèmes, de journaux intimes, La Carte des Mendelssohn nous parle de figures excentriques, de l’histoire du monde, des communautés et des métissages, sans jamais perdre le sens de l’humour. »
Christine Ferniot, Télérama, 19 aout 2015

La Cache de Christophe Boltanski(Stock, 2015)
« Dans cette famille, on n’a guère le goût de la photographie. "Parce qu’elle montre ce qui n’est plus", avance Christophe Boltanski. Parce qu’elle prétend saisir les êtres et les réduit, en fait, à une attitude ou une pose, au lieu d’embrasser leur complexité, conclut-on après lecture de La Cache, le très beau premier roman autobiographique du journaliste, grand reporter à L’Obs, fils du sociologue et poète Luc Boltanski, neveu de l’artiste Christian et du linguiste Jean-Elie. Il s’attache à y raconter l’histoire de ce clan fusionnel, soudé autour d’un lieu où les trois générations ont vécu, un appartement de la rue de Grenelle (Paris 7e), dont la description structure le livre. Montrant à quel point la littérature a le pouvoir de restituer l’imbroglio de sentiments contradictoires, d’aspirations divergentes qui constituent les individus, et sur lequel repose le fonctionnement d’une famille. »
Le Monde, Raphaëlle Leyris, 28 août 2015

« Pas de famille sans secret : le centre de gravité est aveugle et construit des aveugles, voire des fous, petits chevaux de bois qui tournent autour de lui. Dans la famille Boltanski, une famille célèbre, le petit-fils explore, raconte et fait tourner le manège de cette cécité admirable, magique et nourricière. Sa place n’est pas tout à fait, comme au bridge, celle du mort ; c’est celle d’un descendant de survivants. Né assez haut dans l’arbre pour enquêter sur les racines des siens, né assez bas pour les avoir touchées, Christophe Boltanski est, dans La Cache, exactement là où disait Péguy : "Juste assez loin de sa matière pour ne pas être enfoncé dedans. Juste assez près de sa matière pour y être engagé tout entier." Résultat : ce bon livre, sérieux, fin et précis, dans un genre symptomatique de l’époque, celui de la généalogie familiale tragique - genre magnifié par les Disparus de Daniel Mendelsohn, d’ailleurs cité. »
Libération, Philippe Lançon, 28 août 2015

« Extravagantes, cocasses et très visuelles, les scènes inaugurales de La Cache laissent une empreinte durable sur la rétine du lecteur. Elles mettent en scène une famille, trois générations entassées, enchâssées dans l'habitacle d'une voiture — une étroite Fiat 500 pour le tous-les-jours, un modèle suédois pour les vacances, celui-là plus spacieux et c'est heureux puisque, des semaines durant, on y dormait à cinq, les uns en position assise, les autres plus ou moins recroquevillés, adultes et enfants mêlés, au total cinq corps imbriqués comme dans un panier à chats. "Ma famille ne vivait pas recluse, mais soudée", note Christophe Boltanski — ailleurs, cette famille, il la décrit comme "un corps multiple disposé en étoile et à la conductivité parfaite". »
Télérama, Nathalie Crom, 29 août 2015


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