De la Torah aux Hadith : les Juifs et l’orientalisme

mardi 22 mai 2012, 14h00-18h00
mercredi 23 mai 2012, 19h00-21h00

Le colloque s’attachera à décrire les traits de cet Orient singulier qui fut celui des savants, explorateurs et historiens juifs, aussi éloigné de l’image fantasmée de l’Orient rêvé ou diabolisé du XIXe siècle que de la conception d’un Orient dominé politiquement, comme dans les représentations produites par le XXe siècle.

Colloque organisé par Michel Espagne (ENS) et Perrine Simon-Nahum (MAHJ)
Avec la participation de Sophie Basch, professeur de littérature française à l’université de Paris IV Sorbonne, Dominique Bourel, directeur de recherche au CNRS (Paris IV Sorbonne), Philippe Bütgen, professeur de philosophie à l’université de Paris I, Michel Espagne directeur de recherche au CNRS (ENS), Anne Hélène Hoog, historienne et conservatrice au MAHJ, Isabelle Kalinowski, chargée de recherche au CNRS (ENS), Maurice Kriegel, directeur d’études à l’EHESS, Sabine Mangold, professeur d’histoire à l’université de Wuppertal, Pascale Rabault, chargée de recherche au CNRS (ENS), Perrine Simon-Nahum, directeur de recherche au CNRS (EHESS), Céline Trautmann-Waller, professeur d’études germaniques à l’université de Paris III et à l’Institut universitaire de France, Lucette Valensi, directeur d’études à l’EHESS.

Avant de devenir un terme polémique avec la parution en 1978 du livre d’Edward Saïd (Orientalism,Vintage Books), l’orientalisme a longtemps été une discipline scientifique au sein de laquelle les Juifs ont tenu un rôle de pionniers. Depuis le début du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui, ils se sont distingués par le regard à la fois novateur et dépourvu de préjugés qu’ils portaient sur les différents aspects d’une culture avec laquelle ils surent entrer en dialogue intime.Dans cet Orient qu’ils découvrent, parcourent, dont ils exhument les textes et les coutumes, les Juifs jouent au jeu des ressemblances et des différences.