Lampe de la Reconsécration (hanoukkiyyah)

France ou Empire germanique, XIIIe ou XIVe siècle

Alliage cuivreux, fondu

Dépôt du musée de Cluny ‒ musée national du Moyen Âge, Paris, collection Strauss, don de Charlotte de Rothschild

Lampe de la Reconsécration, France, XIVe siècle

Lampe de la Reconsécration, France, XIVe siècle

Ce type de lampe à huile est utilisé pour la célébration de la fête des Lumières (Hanoukkah) commémorant un miracle survenu à l’époque des Maccabées (167-165 avant l’ère commune) lors de la reconsécration du Temple de Jérusalem, profané par Antiochus Épiphane.

Provenant de la collection du compositeur et chef d’orchestre Isaac Strauss (1866-1888), offerte après sa mort par la baronne Charlotte de Rothschild au musée de Cluny, elle est réputée avoir été découverte au XIXe siècle lors d’excavations dans l’ancien quartier juif de Lyon, la communauté ayant été définitivement expulsée de la ville en 1394. Elle constitue ainsi l’un des plus anciens objets de culte domestique connus en France pour la période médiévale.

Destinée à être posée sur le rebord d’une fenêtre afin de témoigner publiquement du miracle, ou à défaut comme ici, accrochée à un mur, elle compte huit godets allumés successivement au cours des huit jours de la fête grâce à un neuvième, nommé shamash ou « serviteur ». Son dosseret est orné d’un décor ajouré d’inspiration architecturale, avec au centre une rosace, et en-dessous une série d’arcades ouvertes, type de décor très commun sur les objets médiévaux. Plutôt stylisé, il semble plus roman que gothique mais ne renvoie pas forcément à l’architecture contemporaine pratiquée dans son lieu de fabrication, évoquant en revanche bien la fonction de l’objet, en lien avec l’histoire du Temple de Jérusalem.

Vraisemblablement fabriquée pour un client juif par un artisan chrétien, cette lampe est très proche de trois exemplaires conservés au musée d’Israël et en mains privées.

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