Calendrier pour le décompte de l'‘Omer (sefirat ha-‘Omer)

Fin du XVIIIe – début du XIXe siècle

Encre sur papier, buis, verre, métal, 39 x 16,7 x 13,7 cm

Calendrier pour le décompte de l’‘Omer (sefirat ha-‘Omer), fin XVIIIe, début XIXe siècle

Calendrier pour le décompte de l’Omer (sefirat ha-‘Omer), fin XVIIIe, début XIXe siècle

L’‘Omer est la période de sept semaines séparant la seconde nuit de la Pâque (Pessah) du premier jour de la fête des semaines (Shavouot). Ce type de calendrier permet le décompte quotidien, à l’issue de l’office du soir, des jours de cette période de demi-deuil consacrée à l’attente de cette fête qui célèbre le don de la Torah à Moïse au mont Sinaï. Il s’agit généralement de petits opuscules manuscrits ou imprimés, beaucoup plus rarement d’un calendrier, sous forme de rouleau – parfois enluminé – introduit dans un boîtier. Alors que ceux des communautés ashkénazes sont de petites dimensions et contiennent un rouleau coulissant horizontalement, les juifs dits « portugais » – originaires de la péninsule ibérique – ont adopté un modèle plus imposant, adapté à l’espace synagogal. Le rouleau en papier ou en parchemin coulisse sur deux axes verticaux. Autre particularité, l’emploi de l’espagnol pour indiquer le décompte de l’‘Omer, les lettres H, S et D étant les initiales des mots homer (‘omer), semanas (semaines) et días (jour), par exemple ici « aujourd’hui est le 19e jour, soit 2 semaines et 5 jours ». Dans certains calendriers, le rouleau est remplacé par des plaquettes amovibles accrochées verticalement sur trois niveaux à côté des mêmes lettres.

Ce calendrier, surmonté des Tables de la Loi, initialement utilisé dans une synagogue de la côte aquitaine, a été offert au grand rabbin de Bordeaux dans les années 1970. On peut le rapprocher d’un exemplaire du même type conservé au musée d’Israël – provenant de la synagogue Tsedeq ve-Shalom à Parmaribo, au Surinam, fabriqué au Pays-Bas où existait une tradition artisanale pour ce type d’objets – et de plusieurs parchemins de sefirat ha-‘Omer des collections des musées juifs d’Amsterdam et de Londres. Etant donné l’influence du judaïsme hollandais sur l’ensemble des communautés dites portugaises, il est possible que ce calendrier ait également été fabriqué aux Pays-Bas, à la fin du XVIIIe ou au début du XIXe siècle.

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