Baigneuse

Jacques Lipchitz (Druskininkai, 1891– Capri, 1973)

Paris, vers 1917

Pierre taillée, 107 x 37,5 x 37,5 cm

mahJ, don de Rubin Lipchitz

Jacques Lipchitz (Druskininkai, 1891– Capri, 1973), Baigneuse, Paris, vers 1917, don Rubin Lipchitz

Jacques Lipchitz (Druskininkai, 1891– Capri, 1973), Baigneuse, Paris, vers 1917, don Rubin Lipchitz

Chaim Jacob Lipschitz, dit Jacques Lipchitz, est né en Lituanie, alors dans l’Empire russe, au sein d’une famille juive aisée. Une vague de pogroms incite ses parents à l’inscrire à l’école secondaire de Vilna. Arrivé à Paris en 1909, à l’âge de 18 ans, malgré l’opposition de son père, Lipchitz s’inscrit à l’École des Beaux-Arts, où il apprend la technique du modelage dans l’atelier de Jean-Antoine Injalbert. En 1910, il fréquente les académies Julian et Colarossi et s’installe à la Ruche, une cité d’artistes proposant des logements-ateliers bon marché qui attirent de nombreux artistes étrangers. En 1913, il se familiarise avec le cubisme auprès de Diego Rivera, Pablo Picasso et Max Jacob, mais ne réalise ses premières sculptures véritablement cubistes qu’à partir de 1914-1915. En 1917 il signe son premier contrat avec le marchand Léonce Rosenberg de la galerie L’Effort moderne qui défend le cubisme et expose Albert Gleizes, Henri Laurens, Fernand Léger et Diego Rivera. Lipchitz devient alors un des grands maîtres de la sculpture cubiste.

Cette sculpture en pierre se rattache à la série des Baigneuses. Elle est construite de manière rigoureuse, l’artiste dépassant la simplification des formes du corps humain au profit d’une association de volumes géométriques autour d’un axe vertical. Son état d’inachèvement rend sa datation difficile.

L’œuvre est rentrée dans les collections du musée en 1993, grâce à la générosité de Rubin Lipchitz, frère de l’artiste. Ce dernier a également donné au mahJ un groupe en bronze, La Mère et l’enfant de 1940 et un fonds d’archives de près de 1 400 documents (dessins, photographies,  correspondances…).

Le musée conserve deux autres sculptures de l’artiste : un buste en terre cuite, vers 1920, et un plâtre patiné de 1940, La Fuite, déposé par le Mnam.

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