Abraham Furtado

Anonyme

France, début du XIXe siècle

Huile sur toile, 33 x 24,8 cm

Don de Marie-Claude Hayman, en souvenir de sa mère Odette Fabius

Anonyme, Abraham Furtado, France début du XIXe siècle

Huile sur toile, 33 x 24,8 cm. Don de Marie-Claude Hayman, en souvenir de sa mère Odette Fabius

Anonyme, Abraham Furtado, France début du XIXe siècle

Huile sur toile, 33 x 24,8 cm. Don de Marie-Claude Hayman, en souvenir de sa mère Odette Fabius

Négociant et homme d’affaires, Abraham Furtado (Londres, 1756 – Bordeaux, 1817) est né dans une famille de marranes portugais ayant quitté Lisbonne après le tremblement de terre de 1755, avant de revenir au judaïsme à Londres. Il passe son enfance à Bayonne, puis à Bordeaux où il s’installe après son mariage.

En 1788, il est appelé par Malesherbes, conseiller de Louis XVI, pour faire partie de la commission chargée de réfléchir à l’amélioration de la condition des juifs de France, où il défend les intérêts spécifiques des juifs du sud-ouest, beaucoup mieux intégrés que leurs coreligionnaires de l’Est. Sa proximité avec les Girondins lui vaut d’être exilé en 1793 pendant la Terreur.

Sous l’Empire, il est choisi pour représenter la Gironde à l’Assemblée de 106 notables réunie par Napoléon en 1806 pour répondre à une série de questions sur la compatibilité de la loi juive avec les valeurs de la Nation française, assemblée dont il est nommé président. L’année suivante, il est secrétaire du Grand Sanhédrin – nouvelle assemblée de 71 rabbins et laïcs convoquée par l’empereur pour donner une sanction religieuse aux réponses de l’Assemblée des notables et dont le nom fait explicitement référence au tribunal suprême de 71 sages réuni jusqu’au IIIe siècle de l’ère commune – préalable aux décrets de 1808 organisant le culte israélite.

Membre de la municipalité de Bordeaux dès 1790, il rejoint le camp royaliste à la chute de l’Empire et est nommé maire-adjoint de Bordeaux par Louis XVIII, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1817.  Sur ce portrait réalisé au début du XIXe siècle, rien ne traduit sa judéité.

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