Zer’a baroukh. Hiddoushei Halakhot

BEN BAROUKH HA-LEVI, Menahem Manele
Wandsbeck, Allemagne, 
1730
Inv.
2016.18.010
Livre imprimé
Dimensions :
H. 34,3 - L. 21 - Ep. 1,7 cm
Impression à l'encre sur papier, couverture carton et cuir, gravure sur cuivre
mahJ, 
don de la famille de Gérard Liebermann

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Description

Volume relié carton et cuir, texte de commentaire sur le Talmud en hébreu, frontispice architectural, 59 folios

Edition :
Israel bar Abraham
Marques :
Note manuscrite en haut de la première page
Inscriptions
זרע ברוך... חדושי הלכות על כל הש"ס וביארים על הרמב"ם, והרי"ף, והרא"ש והמהרש"א...מוהר"ר מנחם מנלי זרע ברוך הלוי...וואנזבעק
"La descendance bénie. Commentaires inédits sur le Talmud et éclaircissements sur les commentaires du RaMbaM, du RiF, du RoSh et du MaaRSha […] du rav Menahem Manlei Zer’a Baroukh Ha-levi"
Cet ouvrage fait partie d'un ensemble de vingt livres anciens issus de la collection personnelle de M. Gérard Liebermann qui fut le propriétaire de la librairie Bibliophane dans la rue des Hospitalières-Saint-Gervais. Celui-ci fut donné au mahJ au décès de M. Liebermann. Ce don est formé de 19 ouvrages et d’une partition musicale. Il se décompose comme suit : — littérature produite par des hébraïsants chrétiens au XVIIe siècle — littérature rabbinique par de célèbres auteurs, incluant le présent livre — rituels de prières — une partition musicale Certaines de ces éditions sont précieuses en raison de leur très grande rareté au sein des bibliothèques et des fonds spécialisés. Parmi les ouvrages des hébraïsants chrétiens, on distingue les deux premiers volumes de la première édition de la monumentale bibliographie des livres hébraïques, Kiryat Sefer, établie par Giulio Bartolocci et éditée à Rome par Imbonati entre 1675 et 1693 (MAHJ 2016.18.003), la première édition par Samuel Luchtmans (Leyde, Pays-Bas, 1685-1757) de l’ouvrage de Franz Fabritius Le Messie fondement du monde (MAHJ 2016.18.006). Moins rares mais importantes cependant sont l’édition parisienne de 1640 de l’ouvrage de Sigmund Gelen sur l’œuvre de Philon d’Alexandrie (MAHJ 2016.18.001), Les prophéties sibyllines (MAHJ 2016.18.004), ou encore le Lexique hébraïque et chaldéen (MAHJ 2016.18.005) de Johann Buxtorf. Le fonds de littérature rabbinique est encore plus intéressant. Il comprend des commentaires fondamentaux de textes sources du judaïsme rabbinique étudiés jusqu’à nos jours et qui connurent de nombreuses éditions. La plupart des volumes présents sont très rares, comme l’édition du Mareot ha-tsobeot (Visions de l’armée céleste) de Alsheikh à Venise en 1607 par di Gara (MAHJ 2016.18.007), le Orah Hayyim (Chemin de vie) à Wilhermsdorf par le célèbre imprimeur Hirsch ben Hayyim de Fürth en 1725 (MAHJ 2016.18.008), les Mishnayyot (commentaires sur la Mishna) également édité par Hirsch ben Hayyim en 1725 (MAHJ 2016.18.009), le Traité Baba Qama du Talmud, publié à Berlin et Francfort-sur-l’Oder en 1736 (MAHJ 2016.18.011), le Sefer shemesh tseddaqah (recueil de responsa) de Samson Morpurgo publié à Venise par Vendramin en 1743 (MAHJ 2016.18.012), le Talmud de Babylone publié à Vienne (Autriche), par Jozsef Hraschanzky en 1793 (MAHJ 2016.18.014) et le Shorshei ha-yam (Les racines de la mer) de Rafael Isaac Mayo paru chez Yossef Molkho à Salonique en 1807 (MAHJ 2016.18.015). Même si certains volumes ne sont pas si rares, tel le Hiddoushei Halakhot (commentaires sur le Talmud) de Menahem Ha-Levy édité à Wandsbeck, dans la région hanséatique (le présent ouvrage), et outre leur qualité éditoriale, les éléments de la collection de Liebermann nous procurent un bel exemple de la diversité et de la productivité dans le secteur de l’imprimerie hébraïque et de la transmission du savoir rabbinique dans l’espace européen. Par ailleurs, les rituels traduits en français par Mardochée Venture et publiés en 1773 et 1807, la Haggadah viennoise imprimée chez Anton Schmid en 1802 ou la partition de Robert le Diable par Giacomo Meyerbeer qui complètent ce don présentent un intérêt historique et culturel quant à l’intégration des juifs dans la culture européenne. La personnalité et l’œuvre de Mardochée Venture, érudit juif d’Avignon, méritent une mention particulière. Venture composa des poèmes et des chants liturgiques en hébreu et en provençal et commit les premières traductions en français et en provençal des textes hébraïques composant les rituels de prières juifs utilisés par les membres des communautés d’Avignon, du Comtat Venaissin et du Sud-Ouest.