Oser Warszawski

Paris, 
1937 Vers
Inv.
PH/1842
Photographie
Photographie d'archives/ Contretype
Dimensions :
H. 39 - L. 25,5 cm (photographie); H 43 - L 29,5 cm (feuille); H 54 - L 44 - Ep. 1,5 cm (cadre)
Epreuve argentique
mahJ, 
don de Lydie Lachenal

Pour toute demande de reproduction veuillez contacter la photothèque.

Description

Portrait photographique noir et blanc de l'écrivain et critique d'art Oser Warszawski (Sochaczew, Pologne, 1998 - Auschwitz, 1944)
L'homme, la tête tournée vers la gauche, porte chemise cravatée et veste sombre.

Inscriptions
Au revers du cadre, au feutre manuscrit noir: "Oser Warszawski à Montparnasse, Paris, circa 1937, copyright Lydie Lachenal"

Oser Warszawski est avant tout romancier et parmi les plus novateurs de sa génération, sa langue expressionniste séduit par sa liberté, sa sensibilité retenue et son humour mélancolique. On retrouve les mêmes traits dans ses aquarelles et ses dessins à la mine de plomb ou au fusain. Évocation nostalgique en même temps que railleuse de la vie du carrefour Montparnasse avec ses silhouettes de peintres et d'écrivains accourus des quatre coins du monde, c'est le portrait d'un quartier qu'il aimait et qu'il connaissait bien pour en avoir fréquenté, pendant vingt ans, les cafés, aux côtés de ses amis Marc Chagall, Ilya Ehrenbourg, Michel Kikoïne et tant d'autres.
Oser Warszawski naît en 1898 dans les environs de Varsovie, à Sochaczew. Écrivain de langue yiddish, il connaît la célébrité à vingt et un ans avec un premier roman, Shmuglers (Les Contrebandiers), vaste fresque de la vie juive sous l'occupation allemande. En 1922, il participe à la création de la revue d'avant-garde Khaliastra (La Bande) aux cotés de Peretz Markish, Israël Joshua Singer et Marc Chagall. À partir de 1923, il s'installe à Paris où il fréquente les cercles littéraires et artistiques de Montparnasse. Durant les années 1920 et jusqu'en 1932 paraîtront récits et nouvelles dans les meilleures revues yiddish, aussi bien à Varsovie, Kharkov et Berlin, qu'à Londres, New York et Paris. Il quitte la capitale en 1942 pour Gordes où les autorités de Vichy l'assignent à résidence. Les grandes rafles de la zone sud le contraignent à s'enfuir, via Grenoble, à Saint Gervais. En septembre 1943 il est évacué par l'armée italienne et parvient à Rome où il est interné puis relâché à l'arrivée des Allemands. Le 17 mai 1944, il est arrêté, à Rome, par la police italienne et livré aux Allemands. Transféré le 20 mai au camp de Modène, il est ensuite déporté à Auschwitz ; il y est assassiné le 10 octobre 1944.

Historique
Archives familiales Lydie Lachenal