Lettre à Madame Alfred Dreyfus

ZOLA, Emile
, Paris, 1840 - 1902
PRESSENSE, Francis de
PIVOT, Jean
Paris, France, 
22 septembre 1899
Inv.
IM/0846.08
Imprimé
Journal/ Coupure de presse
Dimensions :
H. 61,8 - L. 45,5 cm
Impression
mahJ, 
don de Gilbert et Claude Schil

Pour toute demande de reproduction veuillez contacter la photothèque.

Description

Double page. En première page la lettre d’Émile Zola écrite à Lucie Dreyfus. Par ailleurs, un article est consacré à Max Régis et aux émeutes qui troublent Alger. En novembre 1898, Max Régis est élu maire d'Alger sur une liste ouvertement antisémite. A la suite de propos injurieux contre les pouvoirs publics, il est révoqué de ses fonctions en janvier 1899 mais continue à diffuser ses idées, notamment dans le journal "L'Antijuif".

Détail des articles :
- Émile Zola : "Lettre à Madame Dreyfus", page 1.
- Francis de Pressensé : "L' Ordre de M. de Galliffet", page 1.
- Th. : "Assez !", page 1.
- [s.n] : "Scheurer-Kestner", page 2.
- [s.n] : "La Grâce de Dreyfus, Le rapport du ministre de la guerre - Le décret de grâce", page 2.
- Jean Pivot : "Les Bagarres d'Alger", (Max Régis concurrent de Guérin, Le "fort Bon-Accueil", Entrevue avec le gouverneur, Manifestations !, Vive l'armée !, Max Régis lève l'étendard de la révolte, Bagarres sanglantes, Coups de feu, Blessés, Armuriers pillés, Retraite dans le "fort"), page 2 et 3.

Edition :
L'Aurore

"L’Aurore est un ancien quotidien français créé par Ernest Vaughan, ancien rédacteur de L'Intransigeant, qui parut de 1897 à 1914. Il est célèbre pour avoir publié en janvier 1898 J'accuse…! de Zola, véritable début de l'Affaire Dreyfus. L'équipe de rédaction comportait notamment Arthur Ranc, Bernard Lazare et Georges Clemenceau.
Dès sa création en octobre 1897, L'Aurore prit le parti de Dreyfus et devint le principal porte-parole du camp dreyfusard. Ainsi, un article de Clemenceau du 8 novembre 1897 exige qu'Auguste Scheurer-Kestner, vice-président du Sénat, fasse savoir les accusations du lieutenant-colonel Esterhazy au sujet du faux dont il avait pris connaissance grâce à un intermédiaire.

Outre le directeur, Vaughan, Arthur Ranc, Georges Clemenceau et Émile Zola jouèrent un rôle clef dans cette prise de position, appuyée par la Ligue des droits de l’homme créée pendant l'Affaire.

L'Aurore publie notamment, le 13 janvier 1898 (n°87), J'accuse…! de Zola, dont le titre a été trouvé par Clemenceau, et qui marque le début de l'Affaire. Ceci vaut un procès à Zola et à L'Aurore en février 1898, perdu.

« J'accuse…! » porta les tirages à plus de 300 000 exemplaires, alors que jusque là, ils n’étaient que de l'ordre de 20 000 à 30 000[2]. Néanmoins les outrances antimilitaristes de Gohier le discrédita quelque peu et détourna certains dreyfusards du journal.

La lettre de Zola visait à entraîner des poursuites pour diffamation, c’est-à-dire devant la cour d’assise. Ainsi on pourra expliquer l’affaire devant une juridiction civile. C’est d’ailleurs ce qui se produisit, mais avec un succès relatif puisque cette dernière, sans doute sous la pression des arguments de l’armée, réitéra le même verdict.

Après la grâce présidentielle accordée à Dreyfus en septembre 1899, Gohier provoque la démission de Clemenceau de L'Aurore, suite à son article du 15 décembre 1899 dans lequel Gohier se vantait d'avoir à lui seul compris l'Affaire Dreyfus « sous les outrages de l'ennemi, sous la réprobation et les reproches des défenseurs de la personne de Dreyfus[3]. » " cité de site internet http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Aurore_%28journal%29