La Ghriba de Bône

SYLVAIN
Bône, Algérie, Afrique du Nord, 
Années 1930-1960
Inv.
PH/0681.01
Photographie
Photographie d'archives
Dimensions :
H. 24 - L. 18 cm
Impression en noir et blanc
mahJ, 
don de M. Albou

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Description

Vue intérieure d'une synagogue.

Edition :
Sylvain Photo
Inscriptions
Au dos: "La Ghriba de Bône" Etiquette "Sylvain-Photo. Bône (Algérie)"
Article de Léon Masliah sur Harissa.com: ""GHRIBA" en arabe a plusieurs définitions, pour celle de Annaba c'est "ETRANGE" ou "MYSTERIEUSE" et c'est toujours comme cela qu'elle a toujours été appelée, partie de AJAIEB ou GHRAIEB, miracles, mysteres ou GHERB, dérivé de "MOGHREB" la direction opposée au SHARK qui veut dire coté du soleil levant, l'est direction opposée des lieux saints. L'histoire de la Ghriba de Annaba date de la meme période que la Ghriba de Djerba, du temps de la destruction du Temple de Jerusalem, pour celle de Annaba, personne n'a jamais pu définir si c'était le premier ou le 2eme temple, la majorité des Talmudistes penchent sur celui détruit par les Romains, les survivants et ceux qui en avaient les moyens avaient affrété des voiliers, avec ce qu'ils avaient de plus précieux, pour les Juifs ce qu'ils avaient de précieux étaient les rouleaux sacrés de la bible en pur parchemin, ecrits a la main naturellement. Au large de Annaba qui était largement peuplée de Jufs un ce ces voiliers a coulé. entrainant avec lui on ne sait combien de personnes, tout a disparu sauf une boite étanche qui flottait, et a chaque fois qu'un pécheur voulait l'approcher la boite disparaissait, cela commençait a devenir mystérieux et l'un des pécheurs a commencé a faire douter tous les présents que la boite pourrait contenir des objets saints que seul un juif pourrait approcher, du coup ils ont été chercher un rabbin, qui a approché en barque en direction de la boite, et, miracle, la boite se rapprocha du rabbin qui l'a ouverte a l'endroit de la synagogue du quartier juif de Annaba., la boite contenait un Sefer Thora preservé et étanche; ca c'est la Ghriba de Annaba, la place de la Ghriba d'aujourd'hui n'a plus rien de saint, le Sefer Thora a été emporté a Paris par le Grand Rabbin de Bone et la famille Berrebi de Bone- Annaba dont le fils était le secrétaire,le grand Rabbin Bone était devenu le gtand Rabbin de Paris=Simon Barouk ex résident de la ville de Bone-Annaba en 54-55. GHRIBA SIGNIFIE POUR NOUS L'EXILÉE. Cette Thora miraculeusement sauvée des eaux était exilée hors de la Terre Sainte, hors de son "terroir". D'où l'attachement multi-séculaire des juifs au lieu où ce parchemin a été religieusement préservé. C'est la même signification que nous donnons en Tunisie à GHRIBET JERBA, qui remonterait à la destruction du BAÏT RICHONE par Nabuchodonosor en 586 av JC. Etait-ce également une Thora ? Certains parlent d'une porte , ou d'un fragment de porte qui aurait vogué jusqu'à JERBA. D'où le nom de DIGHET (pour "déleth", porte en hébreu) donné au village juif où se trouve la synagogue de la GHRIBA, GHRIBET JERBA. En Tunisie, il y avait un autre lieu de pèlerinage appelé également GHRIBA, GHRIBET EL KEF, dont j'avoue ne pas du tout connaître la moindre parcelle d'histoire. Par contre, il y avait un piyout dans lequel étaient mentionnées "EL KEF, ANNABA ou-JERBA", comme étant des GHRIBA, où les juifs en exil venaient accomplir leurs voeux ou implorer l'assistance de la sainteté du lieu. Il faut noter le lien immédiat avec le BETH HAMIKDACHE, le Temple de Jérusalem, dont le souvenir ne s'est jamais estompé de la mémoire juive. Au pèlerinage de la GHRIBET JERBA, on chantait : "YA REBBI CHEM'OUN, OUKTACH TJINA OU TNA'HI LGALOUT MIN AALINA !" "O Rabbin Simon (BAR YO'HAÏ), quand viendras-tu nous délivrer de cet exil !" [Le pélerinage avait lieu à LAG BAOMER, qui était aussi la HILLOULA de Rabbi Chiméon Bar Yo'haï]. Voici ma modeste contribution au problème évoqué. LEON MASLIAH.