L'homme au loulav

GARFINKIEL, David
, Radon, 1902 - Paris, 1970
France, 
20e siècle
Inv.
2018.10.009
Peinture
L'homme au loulav
Dimensions :
H. 46,3 - L. 38 cm
Huile sur toile
mahJ

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Description

Dans un intérieur bourgeois, un vieil homme barbu, coiffé d'une calotte sombre et portant un châle de prière sur les épaules, se tient debout de profil, en direction de la gauche du tableau. Dans sa main gauche les branchages rituels de la fête de Soukkot, et dans sa main droite, un cédrat.

Né à Radom en Pologne, David Garfinkiel se forme aux Beaux-Arts de Varsovie avant de partir pour Paris en 1930, où sa fréquentation des académies Julian et de la Grande Chaumière le met en contact avec d’autres artistes polonais ayant choisi comme lui de vivre à Paris. Il représente aussi bien des scènes de cafés parisiens que de la vie juive traditionnelle. En parallèle de son travail de peintre, il est engagé au studio Harcourt en tant que retoucheur de photographies. Il expose aux Salons d’Automne, des Indépendants, ainsi qu’à la galerie Zak. Engagé volontaire dans l’armée en 1939, il se réfugie ensuite en Corrèze puis à Lyon, où il survit en dessinant des motifs textiles. Après la guerre, il découvre son atelier parisien pillé. Il poursuit alors en parallèle son activité de peintre et de photographe après la guerre.
Cette peinture représente un rituel accompli pendant la fête de Soukkot, dite fête des Cabanes. Cette fête rappelle la protection divine particulière accordée pendant quarante ans aux Hébreux au cours de l’Exode, depuis leur sortie d’Égypte jusqu’à leur arrivée en Terre promise. Les cabanes habitées pendant les sept jours que dure la fête commémorent celles que construisirent les Hébreux dans le désert.
Le loulav, ou rituel des Quatre Espèces, accompagne cette fête. La Torah demande de prendre en main quatre végétaux et de les agiter dans les quatre directions en symbole de l’omniprésence divine. Les quatre espèces représentent les quatre caractères du peuple juif :
- le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
- la myrte, odorante mais sans fruit ;
- le saule, sans odeur ni fruit ;
- le cédrat ou etrog, fruit savoureux au parfum délicieux.
Les fruits symbolisent l’étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l’observance des mitzvot, dont l’odeur est agréable à Dieu.