Khaliastra (La Bande)

BRAUNER, Itzik
CHAGALL, Marc
, Vitebsk (Russie), 1887 - St Paul de Vence, 1985
WEINTRAUB, Victor
Varsovie, Pologne, 
1922
Inv.
2018.04.001
Livre imprimé
Revue littéraire
Khaliastra (La Bande)
Dimensions :
H. 26,7 - L. 21 - Ep. 1,3 cm
Impression à l'encre noire et rouge sur papier.
mahJ, 
don de Lydie Lachenal

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Description

Sous une reliure cartonnée contemporaine de couleur noire, cahier imprimé de 72 pages; illustration en première et quatrième de couverture (dont titre stylisé en yiddish, par Marc Chagall et Itzik Brauner) et en frontispice, par Victor Weintraub

Edition :
Drukarnia I. Hendler
Inscriptions
Dédicace en yiddish à l'encre bleue sur le frontispice

Ce numéro de la revue Khaliastra, publié en 1922, témoigne des évolutions et des déplacements, tant géographiques qu’esthétiques, des artistes engagés dans un projet commun de refonte de la culture juive au sein des courants d’avant-garde d’Europe de l’Est dans les années 1910-1920.
La revue Khaliastra est publiée dans un premier temps à Varsovie, et s’inscrit dans une dynamique d’artistes et d’écrivains se regroupant autour de revues, leur permettant de susciter des correspondances entre différents domaines artistiques, d’ouvrir les possibilités de collaborations internationales, et de diffuser aussi largement que possible leurs réalisations. À Varsovie, ce sont donc les revues Ringen et Albatros, publiées toutes deux en yiddish, qui rassemblent les artistes protagonistes de Khaliastra : Chaim Wolf Weintraub, Marek Szwarc, Grinberg, Berlewi…
Ce mouvement mêle aux préoccupations caractéristiques des avant-gardes européennes de l’époque, un intérêt pour l’art populaire juif et la langue yiddish. Mené d’abord par le poète Uri-Tsvi Grinberg (né en 1896 Autriche-Hongrie, mort en 1981 en Israël), la liste impressionnante des collaborateurs de la revue Khaliastra – La Bande – montre la diversité de ce courant, qui ne se cantonne pas à une forme esthétique, mais insiste sur cette idée de compagnonnage dans une même volonté de faire entrer la culture juive de plain pied dans la modernité.
« Nous les jeunes, nous – une bande joyeuse et chantante
Nous allons par des routes inconnues
En des jours profonds de mélancolie
En des nuits d’effroi
Per aspera ad astra ! », annonce le poète Moyshe Brodeszon dans le poème inaugural de la revue « Aux étoiles ».

Historique
Ancienne collection Marie Warszawski, épouse d’Oser Warszawski, et mère de la donatrice