Fête juive

HALICKA, Alice
, 1884 - 1975
Années 1920
Inv.
2019.08.001
Peinture
Fête juive
Dimensions :
H. 25 x La. 35 cm (feuille)
Gouache sur papier contrecollée sur carton
mahJ

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Description

- Au premier plan, deux jeunes hommes, l'un accroupi et l'autre allongé sur le ventre, sont en train de jouer avec un (des) objet(s) sur le sol;
- Au second plan, debout, un homme et un jeune homme, encadrés par deux jeunes femmes, suivent la scène du regard et la commentent;
- A l'arrière plan, à gauche, un jeune homme assis sur un muret et tourné de trois-quarts regarde les joueurs.
Les hommes sont vêtus du costume traditionnel sombre ashkénaze, portent les papillotes et ont la tête couverte.

Alice Halicka est une artiste de l‘École de Paris, née à Cracovie en 1884 au sein d’une famille de médecins. Après une formation à l’École des Beaux-Arts de Cracovie et un bref séjour à Munich, elle arrive à Paris en 1912 où elle suit les cours de Paul Sérusier et de Maurice Denis à l’académie Ranson. En 1913, elle épouse Louis Marcoussis qui l’introduit dans les milieux cubistes, mouvement auquel elle adhère jusqu’en 1921. Remarquée par Guillaume Apollinaire pour ses natures mortes au Salon des Indépendants, elle obtient en 1919, grâce à la recommandation de Raoul Dufy, de travailler pour le fabricant de soieries lyonnais M. Biancchini.
En 1921, à la suite d’un voyage en Pologne, elle abandonne définitivement le cubisme et renoue avec l’école postimpressionniste polonaise, peignant des scènes de la vie de Kazimierz, le quartier juif de Cracovie. En 1925, elle illustre plusieurs ouvrages pour enfants, dont les "Enfants du ghetto de Zangwill". Après l’exposition de ses œuvres à la galerie Georges Petit en 1931, le docteur Barnes et Gertrude Stein commencent à collectionner ses œuvres. Entre 1935 et 1937, elle effectue trois séjours à New York au cours desquels elle réalise notamment une publicité pour Helena Rubinstein et des décors pour des ballets de Balanchine au Metropolitan Opéra.
En 1938, Alice Halicka se réfugie dans l’Allier, avec Louis Marcoussis qui meurt en 1941 à Cusset, près de Vichy.
Après la guerre, elle revient à Paris, publie un roman autobiographique," Hier", et tient une chronique intitulée « A l’ombre du bateau-lavoir » pour les Nouvelles littéraires.
Les vingt dernières années de sa vie sont ponctuées de nombreux voyages en Inde (1952), Pologne (1956) et Russie (1960).