Corne de bélier et son étui

1835
Inv.
2019.03.002
Objet cultuel
Corne de bélier et son étui
Shofar, שופר
Corne de bélier et son étui
Dimensions :
H. 39 - L. 7 - Ep. 3 cm (corne) H. 44 - L. 9 - Ep. 4,5 cm (étui)
Corne de bélier / papier contrecollé sur carton, encre noire sur papier
mahJ, 
don de Jacques Arnold

Pour toute demande de reproduction veuillez contacter la photothèque.

Description

Trompe taillée dans une corne de bélier.
étui de même forme en carton recouvert de papier rouge à l'extérieur et de papier turquoise à l'intérieur. Dans la partie arrondie de l'étui à l'intérieur, a été collé un papier avec une inscription en hébreu sur les circonstances de sa donation (donateur, date et destinataire)

Inscriptions
Dédicace en hébreu
"Cette corne de bélier a été offerte à la la synagogue de notre Communauté par le notable et distingué, dévoué et affable, administrateur et bienfaiteur à Paris, le vénérable Salomon dit Zalman AlKan, fils de Elh’anan de Francfort s/Main. Aujourd’hui 1er jour du mois d’Eloul de l’année « élève la corne annonciatrice de ton messie” (chronogramme correspondant à 595, soit l’année 1835)"

Le "shofar" ou corne de bélier est un instrument de musique à vent à usage rituel, utilisé lors des fêtes du Nouvel an (Rosh ha-Shanah) et du Grand Pardon (Yom Kippour).

Bien que l'inscription ne précise pas le nom de la synagogue parisienne à laquelle ce shofar a été donné en 1835, on peut supposer par l'identité du donateur qu'il s'agit de celle construite en 1822 rue Notre-Dame de Nazareth - à l'emplacement de l'actuelle synagogue consistoriale élevée en 1852 - pour remplacer l'oratoire ashkénaze de la rue Sainte-Avoye (aujourd'hui rue du Temple).
Le donateur, Salomon Alkan (Francfort-sur-le-Main, 1769 - Paris, 1851) signalé sur sa tombe au cimetière du Père Lachaise (section 7) comme président honoraire du Comité de bienfaisance et ancien administrateur de la synagogue Notre-Dame de Nazareth, était bien originaire de Francfort-sur-le-Main et membre de la puissante famille des Oppenheim.

Comme très souvent dans les inscriptions hébraïques, l’année est indiquée par un chronogramme (jeu sur la valeur numérique de certaines lettres d’une inscription), ici un extrait de la prière "Avinou malkenou" (« Notre père, notre roi ») faisant partie des selihot, les prières pénitentielles récitées pendant la période de Rosh ha-Shanah et Yom Kippour.

Historique
Cet objet a été découvert par le donateur dans l'ancien oratoire de l'hospice Rothschild de la rue Picpus (fondé en 1852) sans que l'on sache dans quelles circonstances il s'y est retrouvé.