Coiffe

Oran, Algérie, Afrique du Nord, 
19e siècle
Inv.
99.03.001
Costume
Coiffe
Beniqa
Dimensions :
H. 104 - L. 24 cm
Soie brodée de fils métalliques, paillettes et cannetilles, satin de coton
mahJ, 
don de Josette Lachkar en souvenir de sa grand-mère Clara Pariente

Pour toute demande de reproduction veuillez contacter la photothèque.

Description

Rectangle plié en deux, assemblé par une couture dans la partie supérieure sur la longueur de 16,5 cm formant ainsi une capuche; les deux pans laissés libres se terminent par une pointe; en soie rose pâle; entièrement doublée de coton de même couleur. Décor brodé au fil d'or et d'argent, de paillettes et de cannetilles. Les motifs les plus importants sont fait au fil couché au motifs géométriques (triangle, carrés) qui forment ensemble un grand triangle dont la base part du front en se terminant par une pointe sur le sommet de la tête. Le bord de la base est pourvu de franges constitués de cannetilles. Sur toute la surface de deux pans se trouvent des motifs floraux. Aux deux extrémités un motif de vase avec une fleur surmonté d'un oiseau. Le tout entouré d'une ligne de motifs représentant les branches stylisés.Les deux extrémités des pans sont bordés de franges de même type que le front.

Ce genre de beniqua, typique pour la ville d'Oran était utilisé par les femmes juives comme coiffe de bain rituel tout particulièrement la veille du mariage. Au sortir du bain, après un premier essorage de la chevelure mouillée à l'aide d'un bonnet de coton absorbant, la femme séparait ses cheveux en deux masses qu'elle nattait. Elle les enroulait ensuite en torsade dans les longs pans du bonnet puis les remontait et les fixait sur sa tête.

Historique
Ce bonnet appartenait à la grand-mère de la donatrice Clara Pariente dont les descendants sont originaires de Tétouan. La mère de la donatrice l'a apporté en France dans les années 1960.