Coiffe

Alger, Algérie, Afrique du Nord, 
19e siècle, 4e quart
Inv.
2002.12.001
Costume
Coiffe
Beniqa
Coiffe
Dimensions :
H. 95 - L. 22,5 cm
Soie, coton, broderie à la lame d'argent, cannetilles d'argent
mahJ, 
don anonyme

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Description

Rectangle de soie rose claire plié en deux et rassemblé par la couture dans sa partie supérieure sur la hauteur de 22 cm formant ainsi un capuchon. Entièrement doublé de voile de coton de la même couleur. Le décor de broderie à la lame d'argent aux motifs végétaux stylisés sur toute la surface. Les bords au niveau du visage et les extrémités des deux pans sont pourvus d'une passementerie d'argent et de franges de cannetilles en argent.

L'utilisation première de la beniqa est de couvrir et retenir les cheveux mouillés. Les Algéroises se coiffent de la beniqa au hammam, mais aussi dans leurs demeures, à certains moments de la journée et de l'année. Souvent elles tressent leurs cheveux en deux longues nattes, elles entourent chaque natte par un pan de la beniqa, le cône de la coiffe étant placé au sommet du crâne, puis elles les enroulent autour de la tête et les fixent à la manière d'un turban. Les extrémités des pans qui ne contiennent pas de cheveux sont souvent plus richement brodés que le reste de la beniqa car elles sont posées sur les épaules ou sur le dos, une fois les tresses appliquées contre la tête.
Broderie à lame d'argent, coûteuse et difficile à réaliser, est utilisée essentiellement pour les costumes de mariage. La lame traverse le tissu créant un décor sur l'endroit et sur l'envers de la pièce.
Cette beniqa appartenait à la mère de la donatrice, Mme Strock d'Alger, née le 2 février 1917.