Boîte pour aromates et chandelier

Mouzin, Jean-Henry
, Metz, 1722-1782
Metz, Moselle, France, 
1765 vers
Inv.
D.98.04.096.CL
ancien inv.
CL 12255
Objet cultuel
Boîte pour aromates et chandelier
Boîte pour bessamim ou hadassim, בסמים , הדסים
Boîte pour aromates et chandelier
Dimensions :
H. 9,5 - La. 6 - L. 8
Argent repoussé et fondu ; en plusieurs éléments
Dépôt du Musée national du Moyen Âge

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Description

Boite rectangulaire à six compartiments, posée sur 4 pattes de lion, elle est décorée en ceinture d'une guirlande en feston et de grappes de raisin, sur le couvercle à glissière un petit bougeoir scellé

Publication :
Kayser, Stephen S., Jewish Ceremonial Art, Philadelphie, Jewish Publication Society of America, 1955, p. cat. 99 Klagsbald, Victor, Catalogue raisonné de la collection juive du Musée de Cluny, RMN, 1981, cat. 96, p. 80 Cassan, Claude-Gérard, Les orfèvres de Lorraine et de Sedan, Nancy, PUN? 1994, p. Decomps, Claire et Moinet, Eric, dir., Les Juifs et la Lorraine un millénaire d’histoire partagée, (expo musée lorrain), Paris, Somogy, 2009, cat. 258, p. 255-256
Marques :
Poinçon de maître de Nicolas Mouzin : H.M. dans un cœur couronné ; poinçon de la communauté des orfèvre de Metz : 1777 ; recense : Girafe, garantie : tortue

Combinant deux fonctions (boîte à bessamim et chandelier), signe de son usage pour la cérémonie de clôture du shabbat (havdalah), mais dépourvue de tout décor ou inscription spécifiques, cet objet est structurellement atypique bien que l'on puisse le rapprocher d'un autre fabriqué à Francfort-sur-le-Main en 1725 (Kayser, 1955). L'usage d'objets combinés ou compendium est une spécificité du judaïsme ashkénaze alsacien, lorrain et allemand.
Reposant sur des pattes de lion, il comprend une boite divisée en six compartiments, destinée aux épices, avec un couvercle coulissant surmonté d'un petit bougeoir, peut-être ajouté postérieurement.
La forme même de la boîte, souvent utilisée pour des cosmétiques, est assez fréquente au 18e siècle, plusieurs exemplaires en étain alsaciens ayant été transformés en boîtes à bessamim.
Quoique portant le poinçon de Nicolas Mouzin, mort en 1762, il s'agirait plutôt d'une œuvre de son fils, Jean-Henry Mouzin (Cassan, 1994).

Historique
Don Rothschild, ancienne collection Strauss n°96