Antwerpen Juweelenstoet / Anvers Cortège des Bijoux

Anvers, Belgique, 
1923
Inv.
CP/0622
Carte postale
Impression en noir et blanc. Légende en marron

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Description

Photographie d'un défilé festif en centre ville, devant une foule nombreuse.

Edition :
Pas de mention

Anvers succède à Amsterdam comme capitale du diamant àprès la Second eguerre mondiale. Mais avant déjà, le commerce du diamant fait partie de l'histoire de sjuifs d'Anvers.
L'histoire des juifs d'Anvers commence en 1832. De nombreux juifs venus d'Europe centrale et orientale ainsi que quelques juifs portugais s'installent dans la ville pour fuir les persécutions. Anvers, ville portuaire de première importance, est une des étapes sur la route de ceux qui partent pour les Etats-Unis.
La communauté ashkénaze, Shomre Hadas s'organise rapidement en créant ses propres Institutions. La religion juive est reconnue officiellement par la Belgique.
A la fin du 19e Siècle, les plus belles synagogues d'Anvers, la Synagogue hollandaise de la Bouwmeestertraat et la Synagogue de la Van den Nestlei (Romi Goldmuntz) illuminent la ville. L'Ecole Tachkemoni, crée par le Rabbin Mochè Avigdor Amiel, dispensera un enseignement juif et profane.
De 1940 à 1945, la communauté juive n'échappe pas à la tourmente nazie et aux grandes rafles de la SS Flamande, aidés par la Police Belge. La déportation vers les camps de la mort sera massive : Sur les 25.000 Juifs de Belgique qui périrent, les deux-tiers étaient Anversois. Contrairement à la France, des excuses officielles n'ont jamais été présentées par la Belgique pour sa responsabilité dans la déportation des juifs belges.
De retour des Camps, les survivants reconstruisent leurs Institutions. La communauté juive d'Anvers renaît peu à peu.

Vers 2009-2010:
Le quartier des diamantaires s'étend sur dix hectares et quatre rues entre la Hovenierstraat et la Schupstraat. Le quartier est barré, les voitures ont besoin d'un laissez-passer spécial pour accéder aux Bourses du diamant. Malgré les vigiles armés, l'ambiance est chaleureuse. Plus de 80% de la communauté juive travaille dans ce secteur. Parés de Chapeaux noirs et de Papillottes, les juifs hassidiques et Orthodoxes circulent dans ce quartier se mélangeant aux européens et Indo-Pakistanais, très nombreux dans le quartier.
Un îlot, une enclave, une sorte de Shetle qui ressemble plus à Méa Sharim qu'à une ville européenne. Même si les juifs d'Anvers sont polyglotes, seul le Yiddish est utilisé pour traiter les affaires. La suprématie de l'Industrie du diamant est détenue par les Hindous du Gujarat mais comme dit l'un d'eux : « Les juifs ont marqué la tradition du commerce du diamant, nous disons comme eux Mazal, à la conclusion d'une affaire ! ».
Le restaurant de la Bourse est strictement cacher et les Entreprises juives portent toutes à l'extérieur une Mézouza.