David Perlov

2 octobre 2018 – 10 février 2019

David Perlov, The Magician, détail, 1962

David Perlov, The Magician, détail, 1962

Le parcours artistique de David Perlov (1930-2003), figure centrale du cinéma israélien du dernier quart du XXe siècle, excède sa seule activité de cinéaste. Son œuvre s’est nourrie d’une pratique du dessin et de la photographie, qui l’a accompagné tout au long de sa vie.

Lieu 

Exposition temporaire

David Perlov, The Magician, 1962

David Perlov, The Magician, 1962

Né en 1930 à Rio de Janeiro, David Perlov passe ses premières années à Belo Horizonte, avant de s’installer à São Paulo. Sa rencontre avec le peintre, sculpteur, graveur Lasar Segall (1891-1957), voisin de son grand-père, l’ouvre à un univers inconnu, et c’est en artiste qu’il arrive à Paris en 1952, afin d’étudier la peinture à l’école des Beaux-Arts. Il y réside jusqu’en 1958, date à laquelle il rejoint sa femme Mira au kibboutz Bror Hayil au sud d’Israël.
Pionnier du cinéma documentaire israélien, prix Israël 1999, Perlov enseigne à l’université de Tel-Aviv de 1973 à sa mort en 2003.

Les années parisiennes marquent un tournant tant Perlov est touché par l’effervescence du monde du cinéma.
Sa fréquentation des ciné-clubs, la rencontre avec Alain Resnais et Chris Marker, auquel il achète sa première caméra, le conduisent à se saisir des médiums photographique et cinématographique. Il réalise son premier film, Tante Chinoise et les autres, à partir des dessins d’enfants de Marguerite Bonnevay. Il rencontre Henri Langlois, le directeur de la Cinémathèque française, qui l’engage pour monter un documentaire – inachevé – de Joris Ivens consacré à Chagall. Ces expériences définissent son approche artistique, une tension entre l’intime et l’universel que l’on voit plus tard appliquée dans son Journal, une œuvre documentaire fleuve constituée de six épisodes d’une heure chacun, débutée en 1973, chronique intime, familiale et politique poursuivie durant une décennie. Les dessins et photographies que Perlov réalise constituent des prises de notes, lui permettant de trouver le ton juste pour se raconter.
L’exposition présente ce dialogue entre dessins, films et photographies.