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Nouvelles acquisitions

Depuis 1988, le mahJ enrichit sa collection. Découvrez les acquisitions les plus récentes.

Acquisitions 2017

Le premier semestre 2017 a été fécond en termes d’acquisitions.

Boris Taslitzky, Autoportrait, 1927
Don d’Evelyne Taslitzky

Boris Taslitzky, Autoportrait, 1927
Don d’Evelyne Taslitzky

Outre la donation Taslitzky, le mahJ a reçu de Yolande Lévy un portrait, Étudiant juif, peint en 1927 par Mané-Katz (1894- 1962). Les collections se sont également enrichies d’un plat de seder (repas rituel de Pâque) du XIXe siècle en majolique, don de Céline Kichelewski ; d’amulettes tunisiennes du XXe siècle, dons de Lucette Valensi et d’Abraham Udovitch ; de vaisselle et de bijoux italiens, tunisiens et ottomans du XIXe siècle, dons de Giuliana Moreno ; d’objets et de vêtements européens et nord-africains du début du XXe siècle, dons de Charles Dahan, de Gilbert Touati, de Mario Bensasson et de Gilberte Kalfon ; d’un sac pour châle de prière de feu André Bensimon, daté de 1924, don de l’Alliance israélite universelle ; ainsi que d’un coffre de Torah (tiq) de Ghardaïa, don de la famille Chekroun-Setti, et d’un ensemble d’objets de culte du XIXe siècle provenant d’un oratoire familial, don de Gérard Racowski ; d’un exemplaire de La Vie juive de Léon Cahun (1841-1900) illustré par Alphonse Lévy (1843-1918), don d’Edgardo Cozarinsky ; d’un portrait daguerréotype de Dina « Joséphine » Liebschutz (1831-1867), don d’Olivier Meyer. Enfin, Isabelle et Olivier Audebert ont offert au musée une très rare stèle funéraire de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, provenant du cimetière juif médiéval de Bourges ; en excellent état, elle appartient aux précieux témoins matériels de la présence juive en France avant les expulsions médiévales.

Parmi les acquisitions à titre onéreux, on compte une mallette et des phylactères (tefillin) du début du XXe siècle ; une étude sur carton de la figure du Kigmy datant de la fin des années 1940, emblématique souffre-douleur, ou « juif de douleur », dû au célèbre dessinateur new-yorkais Al Capp (1909-1979).

Par ailleurs, le mahJ a préempté avec succès un exemplaire originel du Golem de Gustav Meyrink (1915) illustré par Hugo Steiner-Prag (1880-1945) ; un exemplaire de la Haggadah for Passover de Ben Shahn (1898-1969) ; des gouaches et des dessins d’Alphonse Lévy (1826-1890), d’Édouard Loevy (1857-1911) et de Jules Worms (1832-1924) ; deux autres dessins d’Alphonse Lévy et le portrait d’Isidore Mendel par Émile Lévy (1826-1890) ; une assiette en faïence portant l’inscription bassar (« viande ») datant du début du XIXe siècle ; un contrat de mariage (ketoubbah) nîmois de 1856 ; des documents sur l’Émancipation et sur l’affaire Dreyfus ; un lot de photographies de Walter Zadek (1900-1992) sur la vie des pionniers dans la Palestine des années 1930 et une rare estampe par Charles Philibert de Lasteyrie (1759-1849), Vue intérieure d’une synagogue.


Acquisitions 2016

Soixante-trois oeuvres acquises grâce à quinze dons et trois achats sont entrées dans les collections du mahJ au second semestre 2016.

Françoise Djiane et ses enfants, conformément à la volonté de Jean Djiane, décédé en 2015, ont donné des portraits de David Djiane (1867-1957) et de son épouse, Émilie Menina Senanedj (1876-1935), dus à Salomon Assus (Alger, 1850-1919).


Salomon Assus, Emilie Djiane, Alger, 1891
Don de la famille Jean Djiane
Photo : Christophe Fouin

Salomon Assus, Emilie Djiane, Alger, 1891
Don de la famille Jean Djiane
Photo : Christophe Fouin


Coupe du prophète Élie pour le seder
en verre de Bohême décorée de motifs
populaires, don de Marcel Wormser

Coupe du prophète Élie pour le seder
en verre de Bohême décorée de motifs
populaires, don de Marcel Wormser

À l’occasion de l’exposition « Moïse. Figures d’un prophète », la Boris Schatz Bequest a offert au mahJ une plaque en bronze représentant Theodor Herzl. Réalisé par le cofondateur de l’École des beaux-arts Bezalel à Jérusalem, le sculpteur Boris Schatz (1868-1932), ce portrait est entouré de citations hébraïques tirées de l’ouvrage Der Judenstaat (L’État des juifs) publié par Herzl en 1896.
La collection des judaica bénéficie de deux couteaux d’abattage rituels du XIXe siècle, dons de Jacques Sonigo et de Henri Nahum, préservés dans leurs coffrets d’origine (des objets rares, car leur usage fréquent n’en a pas favorisé la conservation). Elle accueille aussi une boîte à aromates italienne de la fin du XVIIIe siècle, don de Giuliana Moreno ; d’un rouleau d’Esther de 1934, don de Lise Weill ; d’un sac pour châle de prière, don de Franck Médioni ; d’un plat de seder de la fabrique tunisienne Chemla, don de Gilles Setrouk ; d’une coupe du prophète Élie pour le seder en verre de Bohême décoré de motifs populaires, don de Marcel Wormser ; d’une lampe de Hanoukkah israélienne créée entre 1948 et 1950, au design caractéristique de la Pal Bell Co., don de Danièle Tordjman ; ainsi que vingt-quatre livres, dons de Nicole Weiphen et de la famille de Gérard Liebermann, parmi lesquels de rares éditions en hébreu, latin et français.

La collection de textiles ethnographiques s’est enrichie de costumes tunisiens et algériens, dons de Jacqueline Ghrenassia, d’Anita Galouet et de Danièle Tordjman.

Le Chat du rabbin, 2007, don Joann Sfar

Le Chat du rabbin, 2007, don Joann Sfar

Enfin, trois dessins du chat du rabbin, personnage éponyme du récit imaginé par Joann Sfar, exécutés et offerts au musée à l’occasion d’un atelier pédagogique tenu en 2007, viennent intégrer la collection graphique contemporaine.


Début février, la chambre du duc accueillera la magnifique donation de Max Wechsler (né à Berlin en 1925), aboutissement d’un échange ininterrompu avec l’artiste qui a débuté en 2003 avec l’attribution du prix Maratier, qui fait du mahJ l’un des lieux publics de référence pour la connaissance de son oeuvre.
La donation montre sur trente ans le déploiement d’un travail où la lettre, symbole de la mémoire, du lien avec l’histoire, se révèle au gré des transformations, répétitions, effacements, que l’artiste lui fait subir.



Acquisitions 2015

En 2015, le mahJ et la fondation Pro mahJ ont consacré 31 950 € aux acquisitions (contre 31 674 € en 2014), qui ont permis à la collection de s’enrichir de 48 œuvres, tandis que le musée bénéficiait de 42 dépôts. Le mahJ a finalisé, en outre, la levée de fonds nécessaire à l’acquisition des 435 clichés de Helmar Lerski (1871-1956) à hauteur de 320 000 €, grâce à la contribution de 329 donateurs privés, du Fonds du Patrimoine, du Fonds régional d’acquisition des musées d’Ile-de-France, du Conseil représentatif des institutions juives de France, ainsi que des fondations Pro mahJ, FAMS et de la fondation Rothschild-Institut Alain de Rothschild.

Bernard Lazare,
L’Antisémitisme, son histoire et ses causes
Manuscrit

Bernard Lazare,
L’Antisémitisme, son histoire et ses causes
Manuscrit

La collection historique s’est enrichie d’un sceau de cacherout du XIXe siècle (préempté lors d’une vente aux enchères) ; du tapuscrit du célèbre ouvrage de Bernard Lazare de 1894 L’Antisémitisme, son histoire et ses causes (don d’Eve-Line Blum) ; des portraits peints du couple Meyer et Brunette Anspach, France, fin du XVIIIe siècle ; d’un ensemble d’objets acquis par la fondation Pro mahJ en Israël, constitué d’une couronne de Torah, Afrique du Nord, début XXe siècle, d’un rouleau et d’un marteau pour pain azyme, Géorgie, XXe siècle, de deux contrats de mariage enluminés, Iran, années 1920, ainsi que d’un rideau de Torah, Empire ottoman, 1897. Le mahJ a en outre reçu en dépôt de la fondation Pro mahJ une bandelette de Torah, Alsace, 1752 (legs de Marion Rotil).

Le dessinateur de bande dessinée Jacques Diament a offert au mahJ un buste sculpté représentant Marcel Gottlieb, exécuté par ses soins en 1990 et présenté au musée lors de l’exposition « Les mondes de Gotlib » en 2014. L’artiste Max Wechsler a offert un ensemble de onze œuvres majeures en papier compressé caractéristiques de la période 1984-2015.

Coiffe, Tasfift
Tiilit, Maroc, XIXe siècle, début XXe siècle

Coiffe, Tasfift
Tiilit, Maroc, XIXe siècle, début XXe siècle

La collection ethnographique s’est enrichie de dons de textiles d’origine nord-africaine : une veste de femme, Algérie, XXe siècle (don de Roselyne Nathan) ; une robe et trois coiffes, Algérie, XXe siècle (don d’Elina Aboucaya) ; une coiffe, deux gilets de femme et un gilet d’homme, Tunisie, XXe siècle (don de Claude Robert) ; un costume de femme, Maroc, XIXe siècle (don de Robert de Pas), ainsi qu’un magnifique collier d’orfèvrerie marocaine et trois textiles d’intérieur du XXsiècle (don de Linda René-Martin). Le mahJ a en outre acquis à titre onéreux un remarquable diadème marocain du XIXe siècle.

Le mahJ a également acquis plusieurs œuvres graphiques : un exemplaire de La Ménagerie humaine de Maryan (Nowy Sącz, 1927 – New York, 1977) ; un dessin de Jacob Macznik (Łódź, 1905 – Mauthausen, 1945), Autoportrait, 1930 (don de Madame Dhawan-Wiernik) ; un dessin de David Garfinkiel (Radom, 1902 – Paris, 1970), Autoportrait, 1942 (don d’Edith Chomentowski) ; un pastel sur toile de Simon Mondzain (Chelm, 1888 – Paris, 1979), Pro Patria, 1920 (don de Marie-José Mondzain) ; un pastel sur papier d’Abel Pann (Kreslawka, 1883 – Jérusalem, 1933), Germania en folie, 1914 (don d’Annie Caubet) et une huile sur toile d’Alphonse Lévy (Marmoutier, 1843 – Alger, 1918), Portrait d’un juif d’Alger en costume traditionnel, 1894 (achat de la fondation Pro mahJ).

Robert-Fleury,
École juive
1850

Robert-Fleury,
École juive
1850

Par ailleurs, le musée a pu acquérir, grâce au droit de préemption de l’État lors de deux ventes aux enchères, un dessin de Ephraim Moses Lilien (Drohobytch, 1874 – Badenweiler, 1925), Jérémie, début du XXe siècle, un dessin d’Issachar Ryback (Elisavetgrad, 1897 – Paris, 1935), Lamentations, début du XXe siècle et une huile sur toile de Joseph-Nicolas Robert-Fleury (Cologne, 1797 – Paris, 1890), Ecole juive, 1850.

Le musée national du Moyen Âge a consenti le dépôt d’une sculpture du XVe siècle et de trois autres du XIXe siècle, ainsi qu’un ensemble de trente-huit fragments de stèles funéraires juives parisiennes du XIIIe siècle.

Le fonds national d’Art contemporain a déposé deux dessins de Georges Loukomsky (Kalouga, 1884 – Nice, 1950) exécutés en 1934 représentant les synagogues de Zabłudów et de Przeworsk.