© succession Helmar Lerski,

Museum Folkwang, Essen

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Museum Folkwang, Essen

Nouvelles acquisitions

Depuis 1988, le mahJ enrichit sa collection. Découvrez les acquisitions les plus récentes.

Acquisitions 2019

Georges Jeanclos (Paris, 1933 - Paris, 1997), Les colonnes de Guerry, détail du chapiteau, France, 1994

 

Georges Jeanclos (Paris, 1933 - Paris, 1997), Les colonnes de Guerry, détail du chapiteau, France, 1994

En 2019, les collections du mahJ se sont enrichies de cent onze objets : quatre-vingt quatre dons (dont soixante-treize œuvres graphiques de la galerie Jacquester données par Esther Topiol), quatre dépôts du Consistoire israélite de la Moselle et vingt-trois achats : un portfolio de dessins d’Issachar Ryback, trois petits tableaux d’Alice Halicka lors de la vente Millon du 26 juin 2019 et dix-neuf objets lors de celle de la maison Ader-Nordmann du 19 décembre 2019.


Judaica

Corne de bélier et son étui, Paris, 1835, mahJ, don de Jacques Arnold

Corne de bélier et son étui, Paris, 1835, mahJ, don de Jacques Arnold

  • Un manteau de Torah en velours brodé, daté 1728, probablement d’origine germanique, retrouvé dans un débarras de la synagogue de Thionville (dépôt du consistoire de la Moselle).
  • Trois jabots de costume de rabbin en dentelle et broderie blanche du début du xxe siècle, provenant de la synagogue d’Hayange (dépôt du consistoire de la Moselle).
  • Un shofar provenant de l’oratoire de la fondation Rothschild, rue Picpus, offert comme l’indique l’inscription de sa boite d’origine à une synagogue parisienne en 1835 par un certain Salomon dit Zalman Alcan, fils d’Elhanan de Francfort-sur-le-Main. Si les shofars sont des objets courants, ils sont difficilement datables, cet exemplaire documenté constituant une très rare exception (don de Jacques Arnold).
  • Une plaque de casheroute en laiton de l’Association consistoriale israélite de Paris, au nom du grand rabbin Jacques-Henri Dreyfuss, titulaire du poste entre 1891 et 1933, découverte dans les cuisines de l’hospice de la fondation Rothschild, rue Picpus (don Jacques Arnold).
  • Une lithographie de Gustave Lévy (Toul, 1819 – Paris, 1894), figurant Moïse avec les Tables de la Lois. Dédicacé à la baronne James de Rothschild, il s’agit d’une des très rares représentations juives du prophète, ayant d’ailleurs servi de modèle au plat de reliure en ivoire d’un livre de prières publié à Paris en 1857 appartenant aux collections du mahJ (achat en vente publique).
  • Un plat pour le seder de Pessah produit par la faïencerie Utzschneider et Cie de Sarreguemines entre 1875 et 1900 (achat en vente publique).
  • Un rouleau d’Esther réalisé à Fez au xixe siècle, fixé sur un montant en bois incrusté de métal argenté selon la tradition locale (don d’Irène Koch).
  • Un amusant règlement de synagogue du début du xxe siècle, peut-être égyptien, en hébreu, arabe et français, interdisant l’entrée de la synagogue à toute personne ayant la tête découverte – « le mouchoir ne pourra non plus remplacer le chapeau ou le tarbouche » – témoignant de l’influence des usages occidentaux dans un contexte oriental (achat en vente publique).
  • Megillat Ester, livre en hébreu reproduisant le texte du rouleau d’Esther édité à Zürich en 1918 avec un graphisme Jugendstil de Joseph Kaplan et six illustrations de Sigismond Mohr inspirées par l’art assyrien (achat en vente publique).
  • Une Haggadah de Pessah imprimée à Jérusalem en 1931 avec des illustrations d’Arieh El-Hanani et une couverture en bois d’olivier de l’École Betsalel, fondée en 1906 par Boris Schatz (achat en vente publique).

Collections historiques

Claude-Pierre Gouget, Histoire des Inquisitions où l'on rapporte l'origine et le progrès de ces Tribunaux, leurs variations, la forme de leur Juridiction, et l'Extrait du Manuel des Inquisiteurs, Cologne, 1759

Claude-Pierre Gouget, Histoire des Inquisitions où l'on rapporte l'origine et le progrès de ces Tribunaux, leurs variations, la forme de leur Juridiction, et l'Extrait du Manuel des Inquisiteurs, Cologne, 1759

  • Les Statuts de la ville d’Avignon, imprimés en 1617 en latin et français aux armes du pape Paul V Borghèse, dont un chapitre énumère les « droits et obligations des juifs » regroupés depuis la fin du xvie siècle dans quatre quartiers fermés ou « carrières » (achat en vente publique).
  • Des lettres patentes de 1760 autorisant six familles de juifs d’Avignon à faire commerce à Bordeaux de draperies et de soie, malgré l’opposition des syndics de cette profession, témoignant à la fois des tentatives de nombreux juifs du Comtat Venaissin d’échapper à la vie étriquée des carrières où ils sont cantonnés par les papes, en même temps que de l’intégration exceptionnelle de ceux du sud-ouest avant la Révolution (achat en vente publique).
  • L’Histoire des Inquisitions […] de Claude-Pierre Gouget édité à Cologne en 1759. Richement illustré de neuf planches gravées sur cuivre, cet ouvrage décrit les tribunaux d’exception médiévaux puis ceux des Inquisitions espagnoles et portugaises qui prirent en particulier pour cible les juifs convertis au christianisme, accusés de « judaïser » en secret, entraînant le phénomène du marranisme et des migrations vers des terres plus accueillantes comme les Provinces-Unies, ou le sud-ouest de la France (achat en vente publique).
  • Le Tractatus de Juribus Judaeorum de Georg Lochner, Nuremberg, 1741, traité juridique en latin et allemand d’un auteur chrétien, précédé d’un très beau frontispice gravé sur cuivre figurant un mariage, un mourant dictant son testament, des négociants devant des caisses et un prisonnier conduit vers un gibet (achat en vente publique).
  • Un feuillet de 1794 surmonté d’une Marianne terrassant un dragon, une pique à la main et un bonnet phrygien sur la tête, dans lequel le député André Foussedoire (Issoudun, 1753 – Lausanne, 1820) en mission en Alsace fait part de son indignation face aux entorses au droit commun commises localement à l’encontre des citoyens juifs (achat en vente publique).
  • Un portrait de Lucien Lambert en 1872, vers l’âge de trois ans, peint par Piet Van Havermaet (1834-1897), peintre reconnu en Belgique pour ses portraits de la haute société. Ce portrait d’un jeune enfant d’une grande famille de banquiers bruxellois illustre l’assimilation culturelle de la bourgeoisie juive au cours du XIXe siècle (don d’Hubert et Catherine Lambert).
  • Le jeu de l’affaire Dreyfus et de la Vérité, sorte de jeu de l’oie en faveur de Dreyfus témoignant du retentissement de l’Affaire dans toute la société française (achat en vente publique).
  • Trois portraits au pastel de très grand format de membres de la famille Hassoun, de Constantine, réalisés en 1904 par Abraham Hassoun (1876-1972), instituteur : un portrait de l’auteur avec sa femme, également institutrice, et son fils à Eyn Beïda en costumes occidentaux, et deux portraits des mêmes en costumes orientaux, témoignant de l’ascension sociale de cette famille juive d’origine modeste dont le fils, André-Gilbert, alors âgé de deux ans, deviendra polytechnicien (achat en vente publique).

Beaux-arts

Alice Halicka (1884-1975), Jeune garçon et deux femmes, années 1920

Alice Halicka (1884-1975), Jeune garçon et deux femmes, années 1920

  • Une étude d’Edouard Moyse (Nancy, 1827 – Paris, 1907), un des deux premiers artistes juifs français, avec Edouard Brandon, à s’être intéressé à des thèmes spécifiquement juifs. Figurant une scène de mariage, cette œuvre est, comme souvent chez l’artiste, difficilement localisable dans le temps et dans l’espace mais le costume des personnages pourrait suggérer une cérémonie maghrébine, l’artiste ayant effectué un long séjour en Algérie dans les années 1855-1860 (achat en vente publique).
  • Un dessin à l’encre de Jules Adler (Luxeuil, 1865 – Paris, 1952) représentant un jeune vacher à Saint-Valbert en 1911, présenté au Salon de 1912 sous le titre Dans l’Etable, acquis directement auprès de l’artiste par une de ses élèves (don de François Meyer)
  • Trois petits tableaux (deux huiles sur toile et une gouache contrecollée sur carton) d’Alice Halicka (Cracovie, 1884 – Paris, 1975), artiste de l’École de Paris arrivée en France en 1912, figurant des scènes de shtetl (achat en vente publique).
  • Un porto-folio intitulé A l’ombre du passé comportant douze gravures à la pointe sèche d’Issachar Ryback (Ukraine, 1897 – Paris, 1935), commentées par Gustave Kahn. Exécutée en 1933, cette série reprend dans un style apaisé le thème de la vie juive traditionnelle dans une bourgade d’Europe orientale, traité dix ans plus tôt dans Shtetl, mayn khoreve Heym, a Gedenkenish (Shtetl, ma maison détruite, un souvenir) déjà conservé dans les collections du musée, de même que plusieurs livres illustrés pour enfants (achat).
  • Trois eaux fortes de très petit format de Franck Brangwyn (Bruges, 1867 – Londres, 1956) réalisées en 1930-1931 pour illustrer l’ouvrage de Jérôme et Jean Tharaud, A l’ombre de la Croix, sur la vie des communautés juives hongroises, publié pour la première fois en 1915 (don de François Meyer).
  • L’atelier, petite huile sur carton d’Esther Carp (1897-1970), artiste de l’École de Paris (achat en vente publique).
  • Deux dessins de Walter Spitzer, artiste polonais né en 1927, figurant un shohet (personnage chargé de l’abattage rituel des animaux) et un rabbin (achat en vente publique).
  • Soixante-treize œuvres graphiques données par Esther Topiol provenant de la galerie Jaquester (contraction des prénoms de Jacques et Esther Topiol) ouverte à la fin des années 1970, rue Rambuteau à Paris. Cet ensemble rassemble une dizaine de signatures (dont une moitié de femmes), avec un premier ensemble d’artistes porté vers l’abstraction et la peinture expressionniste : Colette Brunschwig (11), Liliane Klapisch (7), Jeanne Coppel (3), Félicia Pacanowska (1), Antal Biro (1) et un second de représentants de la scène artistique israélienne des années 1970-1980 : Anna Shanon (27), Moshe Kupferman (9), Mordekhaï Ardon (10), Nissan Engel (3), et Joseph Zaritssky (1).
  • Les colonnes de Guerry, sculptures en terre cuite de Georges Jeanclos (Paris, 1933 - Paris, 1997) réalisées en 1994 comme modèle d’un monument commémoratif en fonte pour le site des puits de Guerry, hameau dépendant de la commune de Savigny-sur-Septaine où furent jetés les corps de trente-six juifs exécutés par la Milice et la Gestapo les 24, 26 juillet et 8 août 1944 en représailles de la libération de Saint-Amand-Montrond par les maquisards (don de Mathilde Ferrer, veuve de l’artiste, et d’Elisabeth, Marc et Emmanuel Jeanclos, ses enfants).

Acquisitions 2018

Découvrez les acquisitions de 2018

En 2018, les collections du mahJ se sont enrichies de 102 œuvres, dont deux ensembles de plusieurs centaines de photographies et de cartes postales, réparties entre 70 achats et 32 dons ; le mahJ avec le soutien du Fram, et la fondation Pro mahJ ont consacré près de 68 000 € aux acquisitions en 2018 (+ 210 %).

Panneau de carreaux de céramique polychrome.

Atelier des frères Chemla

Tunis, Tunisie, années 1920 

© mahJ

Panneau de carreaux de céramique polychrome.

Atelier des frères Chemla

Tunis, Tunisie, années 1920 

© mahJ

L’année 2018 a été marquée par d’importantes acquisitions à titre onéreux.

On citera notamment : une «  autorisation de séjour d’un juif à Lyon du 10 mai 1782 », rappelant la validité jusqu’à la Révolution de l’édit d’expulsion des juifs de France promulgué en 1394, un parchemin enluminé « pour le rachat du nouveau-né », des photographies sur la création de Tel-Aviv, des tirages anciens de Walter Zadek (1900-1992) sur la Palestine mandataire et le jeune État d’Israël, plusieurs œuvres et documents liés à la culture yiddish ( journaux, livres illustrés, cartes postales sur le théâtre yiddish…), une affiche d’Ephraim Moses Lilien (1874-1925), un autoportrait d’Emmanuel Mané-Katz (1894-1962), un dessin de Boris Taslitzky (1911-2005), réalisé clandestinement à Buchenwald en 1945, qui complète l’importante donation consentie par sa fille en 2017, trois affiches des années 1970 témoignant de l’engagement des juifs de France en faveur des juifs d’Union soviétique.

En septembre 2018, le mahJ a pu acquérir l’unique panneau qui manquait à l’exceptionnelle cabane (soukkah) achetée en vente publique en décembre 1988, premier objet des collections du futur musée. Cet enrichissement permet de compléter une œuvre majeure du parcours illustrant la fête des Cabanes (Soukkot). Rare par son décor peint, cette soukkah fut réalisée en Autriche ou dans le sud de l’Allemagne au début du XIXe siècle, pour une famille aisée, avec trente-sept panneaux de bois résineux fichés dans un cadre au sol et au sommet. Sur ses côtés intérieurs sont représentés la ville de Jérusalem et un paysage bucolique d’Europe centrale avec un village au bord d’un lac ainsi qu’un écu portant les premiers mots du Décalogue. Grâce à ce seizième panneau, acquis avec le concours de la fondation Pro mahJ et du Fonds régional d’acquisition des musées, la soukkah du mahJ – chef-d’œuvre rarissime d’art populaire –, trente ans après son entrée dans la collection recouvre son intégrité et le paysage germanique sa lisibilité.

Enfin, le mahJ a pu faire l’acquisition de  deux ensembles de photographies (l’un sur le théâtre juif de Moscou et l’autre sur l’immigration des juifs du Maroc en Israël) et deux ensembles importants de cartes postales (l’un sur la Terre sainte et l’autre sur la vie juive en Afrique du Nord). Quatre dessins d’Henri Berlewi (1894-1967) représentant des figures ouvrières ou des scènes de la vie traditionnelle juive viennent compléter le fonds désormais important que le musée a constitué sur cet artiste. D'autres pièces acquises sont très diverses : des judaica dont un contrat de mariage enluminé sur parchemin de Bayonne (1728), le premier de cette communauté à entrer dans les collections du mahJ, des affiches dont une datant des années 1930 qui tente de mobiliser l’opinion publique française contre la mise au ban des juifs allemands, des dessins dont celui d’Édouard Couturier (1871-1903) se moquant de l’invraisemblable démonstration du criminologue Alphonse Bertillon lors du procès de Rennes en 1899, selon lequel Dreyfus aurait pu fabriquer un faux bordereau.

L’année s’est achevée par l’acquisition d’un panneau de carreaux de céramique polychrome de l’atelier des frères Chemla (Tunis, années 1920) qui vient compléter un exceptionnel ensemble de poteries, de modèles et de poncifs en cuivre donné par la famille Chemla.

Acquisitions 2017

Découvrez les acquisitions de 2017

Le premier semestre 2017 a été fécond en termes d’acquisitions.

Boris Taslitzky, Autoportrait, 1927
Don d’Evelyne Taslitzky

Boris Taslitzky, Autoportrait, 1927
Don d’Evelyne Taslitzky

Outre la donation Taslitzky, le mahJ a reçu de Yolande Lévy un portrait, Étudiant juif, peint en 1927 par Mané-Katz (1894- 1962). Les collections se sont également enrichies d’un plat de seder (repas rituel de Pâque) du XIXe siècle en majolique, don de Céline Kichelewski ; d’amulettes tunisiennes du XXe siècle, dons de Lucette Valensi et d’Abraham Udovitch ; de vaisselle et de bijoux italiens, tunisiens et ottomans du XIXe siècle, dons de Giuliana Moreno ; d’objets et de vêtements européens et nord-africains du début du XXe siècle, dons de Charles Dahan, de Gilbert Touati, de Mario Bensasson et de Gilberte Kalfon ; d’un sac pour châle de prière de feu André Bensimon, daté de 1924, don de l’Alliance israélite universelle ; ainsi que d’un coffre de Torah (tiq) de Ghardaïa, don de la famille Chekroun-Setti, et d’un ensemble d’objets de culte du XIXe siècle provenant d’un oratoire familial, don de Gérard Racowski ; d’un exemplaire de La Vie juive de Léon Cahun (1841-1900) illustré par Alphonse Lévy (1843-1918), don d’Edgardo Cozarinsky ; d’un portrait daguerréotype de Dina « Joséphine » Liebschutz (1831-1867), don d’Olivier Meyer. Enfin, Isabelle et Olivier Audebert ont offert au musée une très rare stèle funéraire de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, provenant du cimetière juif médiéval de Bourges ; en excellent état, elle appartient aux précieux témoins matériels de la présence juive en France avant les expulsions médiévales.

Parmi les acquisitions à titre onéreux, on compte une mallette et des phylactères (tefillin) du début du XXe siècle ; une étude sur carton de la figure du Kigmy datant de la fin des années 1940, emblématique souffre-douleur, ou « juif de douleur », dû au célèbre dessinateur new-yorkais Al Capp (1909-1979).

Par ailleurs, le mahJ a préempté avec succès un exemplaire originel du Golem de Gustav Meyrink (1915) illustré par Hugo Steiner-Prag (1880-1945) ; un exemplaire de la Haggadah for Passover de Ben Shahn (1898-1969) ; des gouaches et des dessins d’Alphonse Lévy (1826-1890), d’Édouard Loevy (1857-1911) et de Jules Worms (1832-1924) ; deux autres dessins d’Alphonse Lévy et le portrait d’Isidore Mendel par Émile Lévy (1826-1890) ; une assiette en faïence portant l’inscription bassar (« viande ») datant du début du XIXe siècle ; un contrat de mariage (ketoubbah) nîmois de 1856 ; des documents sur l’Émancipation et sur l’affaire Dreyfus ; un lot de photographies de Walter Zadek (1900-1992) sur la vie des pionniers dans la Palestine des années 1930 et une rare estampe par Charles Philibert de Lasteyrie (1759-1849), Vue intérieure d’une synagogue.


Acquisitions 2016

Découvrez les acquisitions de 2016

Soixante-trois oeuvres acquises grâce à quinze dons et trois achats sont entrées dans les collections du mahJ au second semestre 2016.

Françoise Djiane et ses enfants, conformément à la volonté de Jean Djiane, décédé en 2015, ont donné des portraits de David Djiane (1867-1957) et de son épouse, Émilie Menina Senanedj (1876-1935), dus à Salomon Assus (Alger, 1850-1919).


Salomon Assus, Emilie Djiane, Alger, 1891
Don de la famille Jean Djiane
Photo : Christophe Fouin

Salomon Assus, Emilie Djiane, Alger, 1891
Don de la famille Jean Djiane
Photo : Christophe Fouin


Coupe du prophète Élie pour le seder
en verre de Bohême décorée de motifs
populaires, don de Marcel Wormser

Coupe du prophète Élie pour le seder
en verre de Bohême décorée de motifs
populaires, don de Marcel Wormser

À l’occasion de l’exposition « Moïse. Figures d’un prophète », la Boris Schatz Bequest a offert au mahJ une plaque en bronze représentant Theodor Herzl. Réalisé par le cofondateur de l’École des beaux-arts Bezalel à Jérusalem, le sculpteur Boris Schatz (1868-1932), ce portrait est entouré de citations hébraïques tirées de l’ouvrage Der Judenstaat (L’État des juifs) publié par Herzl en 1896.
La collection des judaica bénéficie de deux couteaux d’abattage rituels du XIXe siècle, dons de Jacques Sonigo et de Henri Nahum, préservés dans leurs coffrets d’origine (des objets rares, car leur usage fréquent n’en a pas favorisé la conservation). Elle accueille aussi une boîte à aromates italienne de la fin du XVIIIe siècle, don de Giuliana Moreno ; d’un rouleau d’Esther de 1934, don de Lise Weill ; d’un sac pour châle de prière, don de Franck Médioni ; d’un plat de seder de la fabrique tunisienne Chemla, don de Gilles Setrouk ; d’une coupe du prophète Élie pour le seder en verre de Bohême décoré de motifs populaires, don de Marcel Wormser ; d’une lampe de Hanoukkah israélienne créée entre 1948 et 1950, au design caractéristique de la Pal Bell Co., don de Danièle Tordjman ; ainsi que vingt-quatre livres, dons de Nicole Weiphen et de la famille de Gérard Liebermann, parmi lesquels de rares éditions en hébreu, latin et français.

La collection de textiles ethnographiques s’est enrichie de costumes tunisiens et algériens, dons de Jacqueline Ghrenassia, d’Anita Galouet et de Danièle Tordjman.

Le Chat du rabbin, 2007, don Joann Sfar

Le Chat du rabbin, 2007, don Joann Sfar

Enfin, trois dessins du chat du rabbin, personnage éponyme du récit imaginé par Joann Sfar, exécutés et offerts au musée à l’occasion d’un atelier pédagogique tenu en 2007, viennent intégrer la collection graphique contemporaine.


Début février, la chambre du duc accueillera la magnifique donation de Max Wechsler (né à Berlin en 1925), aboutissement d’un échange ininterrompu avec l’artiste qui a débuté en 2003 avec l’attribution du prix Maratier, qui fait du mahJ l’un des lieux publics de référence pour la connaissance de son oeuvre.
La donation montre sur trente ans le déploiement d’un travail où la lettre, symbole de la mémoire, du lien avec l’histoire, se révèle au gré des transformations, répétitions, effacements, que l’artiste lui fait subir.



Acquisitions 2015

Découvrez les acquisitions de 2015

En 2015, le mahJ et la fondation Pro mahJ ont consacré 31 950 € aux acquisitions (contre 31 674 € en 2014), qui ont permis à la collection de s’enrichir de 48 œuvres, tandis que le musée bénéficiait de 42 dépôts. Le mahJ a finalisé, en outre, la levée de fonds nécessaire à l’acquisition des 435 clichés de Helmar Lerski (1871-1956) à hauteur de 320 000 €, grâce à la contribution de 329 donateurs privés, du Fonds du Patrimoine, du Fonds régional d’acquisition des musées d’Ile-de-France, du Conseil représentatif des institutions juives de France, ainsi que des fondations Pro mahJ, FAMS et de la fondation Rothschild-Institut Alain de Rothschild.

Bernard Lazare,
L’Antisémitisme, son histoire et ses causes
Manuscrit

Bernard Lazare,
L’Antisémitisme, son histoire et ses causes
Manuscrit

La collection historique s’est enrichie d’un sceau de cacherout du XIXe siècle (préempté lors d’une vente aux enchères) ; du tapuscrit du célèbre ouvrage de Bernard Lazare de 1894 L’Antisémitisme, son histoire et ses causes (don d’Eve-Line Blum) ; des portraits peints du couple Meyer et Brunette Anspach, France, fin du XVIIIe siècle ; d’un ensemble d’objets acquis par la fondation Pro mahJ en Israël, constitué d’une couronne de Torah, Afrique du Nord, début XXe siècle, d’un rouleau et d’un marteau pour pain azyme, Géorgie, XXe siècle, de deux contrats de mariage enluminés, Iran, années 1920, ainsi que d’un rideau de Torah, Empire ottoman, 1897. Le mahJ a en outre reçu en dépôt de la fondation Pro mahJ une bandelette de Torah, Alsace, 1752 (legs de Marion Rotil).

Le dessinateur de bande dessinée Jacques Diament a offert au mahJ un buste sculpté représentant Marcel Gottlieb, exécuté par ses soins en 1990 et présenté au musée lors de l’exposition « Les mondes de Gotlib » en 2014. L’artiste Max Wechsler a offert un ensemble de onze œuvres majeures en papier compressé caractéristiques de la période 1984-2015.

Coiffe, Tasfift
Tiilit, Maroc, XIXe siècle, début XXe siècle

Coiffe, Tasfift
Tiilit, Maroc, XIXe siècle, début XXe siècle

La collection ethnographique s’est enrichie de dons de textiles d’origine nord-africaine : une veste de femme, Algérie, XXe siècle (don de Roselyne Nathan) ; une robe et trois coiffes, Algérie, XXe siècle (don d’Elina Aboucaya) ; une coiffe, deux gilets de femme et un gilet d’homme, Tunisie, XXe siècle (don de Claude Robert) ; un costume de femme, Maroc, XIXe siècle (don de Robert de Pas), ainsi qu’un magnifique collier d’orfèvrerie marocaine et trois textiles d’intérieur du XXsiècle (don de Linda René-Martin). Le mahJ a en outre acquis à titre onéreux un remarquable diadème marocain du XIXe siècle.

Le mahJ a également acquis plusieurs œuvres graphiques : un exemplaire de La Ménagerie humaine de Maryan (Nowy Sącz, 1927 – New York, 1977) ; un dessin de Jacob Macznik (Łódź, 1905 – Mauthausen, 1945), Autoportrait, 1930 (don de Madame Dhawan-Wiernik) ; un dessin de David Garfinkiel (Radom, 1902 – Paris, 1970), Autoportrait, 1942 (don d’Edith Chomentowski) ; un pastel sur toile de Simon Mondzain (Chelm, 1888 – Paris, 1979), Pro Patria, 1920 (don de Marie-José Mondzain) ; un pastel sur papier d’Abel Pann (Kreslawka, 1883 – Jérusalem, 1933), Germania en folie, 1914 (don d’Annie Caubet) et une huile sur toile d’Alphonse Lévy (Marmoutier, 1843 – Alger, 1918), Portrait d’un juif d’Alger en costume traditionnel, 1894 (achat de la fondation Pro mahJ).

Robert-Fleury,
École juive
1850

Robert-Fleury,
École juive
1850

Par ailleurs, le musée a pu acquérir, grâce au droit de préemption de l’État lors de deux ventes aux enchères, un dessin de Ephraim Moses Lilien (Drohobytch, 1874 – Badenweiler, 1925), Jérémie, début du XXe siècle, un dessin d’Issachar Ryback (Elisavetgrad, 1897 – Paris, 1935), Lamentations, début du XXe siècle et une huile sur toile de Joseph-Nicolas Robert-Fleury (Cologne, 1797 – Paris, 1890), Ecole juive, 1850.

Le musée national du Moyen Âge a consenti le dépôt d’une sculpture du XVe siècle et de trois autres du XIXe siècle, ainsi qu’un ensemble de trente-huit fragments de stèles funéraires juives parisiennes du XIIIe siècle.

Le fonds national d’Art contemporain a déposé deux dessins de Georges Loukomsky (Kalouga, 1884 – Nice, 1950) exécutés en 1934 représentant les synagogues de Zabłudów et de Przeworsk.

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