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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

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de février à août 2016
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Dimanche 24 et lundi 25 janvier 2016
Moïse au cinéma

Cycle coordonné par Ophir Levy, historien du cinéma, chargé d'enseignement à l'Université Paris III - Sorbonne-Nouvelle.

Depuis plus d’un siècle, le personnage de Moïse s’est imposé comme l’un des compagnons privilégiés de l’histoire du cinéma, au récit duquel se mesurent régulièrement les évolutions techniques et esthétiques du Septième art.
Apparaissant très tôt sur les écrans, notamment dans plusieurs courts-métrages produits par Pathé tels que La Vie de Moïse (1905) et Moïse sauvé des eaux d’Henri Andréani (1911), la figure du prophète se révèle vite propice aux fresques les plus spectaculaires. En 1923, pour Les Dix commandements, Cecil B. DeMille fait construire d’immenses décors et embauche 2500 figurants pour reconstituer, dans le désert californien, la sortie des Hébreux d’Égypte. Ce film, dont certaines séquences sont d’une splendeur rare, donne lieu en 1956 au célèbre remake avec Charlton Heston. Jusqu’à ce jour, les traits du visage de l’acteur se confondent, aux yeux du grand public, avec ceux de Moïse. D’un prestige et d’une ambition formelle bien moindres, de nombreuses adaptations télévisuelles mettent régulièrement en scène le récit de Moïse, réunissant parfois un casting de premier rang : par exemple, Moses the Lawgiver (1974) de Gianfranco de Bosio, avec Burt Lancaster, Ingrid Thulin et Laurent Terzieff ; ou encore La Bible : Moïse (1995) de Roger Young, avec Ben Kingsley et Christopher Lee.

Loin de la dimension spectaculaire des épisodes bibliques auxquels elle est attachée, la figure de Moïse nourrit également, dans Moïse et Aaron de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet (1975) une réflexion d’une grande profondeur sur l’articulation entre parole et action politique ainsi que sur les limites du visible (qui, de fait, interroge le dispositif cinématographique lui-même). Par ailleurs, l’épopée de l’émancipation que constitue le récit de Moïse permet à celui-ci d’être réinvesti comme une figure tutélaire de la minorité afro-américaine. Le film The Green Pastures (1936) de Marc Connelly et William Keighley imagine ainsi une version loufoque de l’Ancien Testament dont tous les personnages seraient noirs, tels que se les imaginent les enfants à qui cette histoire est racontée. Jean-Christophe Averty proposera de la pièce de M. Connelly une adaptation délirante et expérimentale à la télévision française (Les Verts pâturages, 1964). Il est vrai que l’ancrage culturel de Moïse facilite la déclinaison de son histoire sous des genres aussi différents que la comédie parodique (Wholly Moses! de Gary Weis, 1980) ou le film d’animation (Prince d’Égypte, produit par le studio DreamWorks en 1998). Ainsi, jusque dans ses versions les plus récentes (Exodus de Ridley Scott en 2014 qui, grâce aux images de synthèse, donne un relief saisissant aux plaies d’Égypte et à la traversée de la mer Rouge), l’histoire de Moïse constitue à la fois, du fait de sa dramaturgie, des miracles qu’elle relate et de sa dimension d’édification morale, une source d’inspiration et une mise à l’épreuve sans cesse renouvelée des potentialités du cinéma.

Ce programme sera l’occasion de redécouvrir la première version des Dix commandements en ciné-concert (sur une proposition de Pierre Chalmeau au piano), de revoir le chef-d’œuvre de 1956 de Cecil B. DeMille, de se plonger en famille dans Le Prince d’Égypte, mais également de découvrir quelques raretés comme l’extrait d’un entretien avec DeMille dans l’émission Cinépanorama (1957) ainsi que les films Pathé du début du siècle.
Ophir Levy
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Lundi 25 janvier 2016 à 19 h
Les Dix commandements
de Cecil B. DeMille
États-Unis, 1956, 216 min, vostf
Avant programme : Cinépanorama
Séance présentée par Jean-Loup Bourget et Ophir Levy

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Dimanche 14 février 2016 à partir de 15 h
Portraits filmés

Fondation promahjLa série « Portraits filmés », produite par la fondation Pro Mahj, retrace des parcours biographiques et artistiques, fournit des éclairages sur les œuvres de la collection contemporaine du Mahj, et constitue des archives audiovisuelles.

Séances présentées par Nathalie Hazan-Brunet, conservatrice chargée de l’art moderne et contemporain, et Isabelle Filleul de Brohy, réalisatrice des films projetés.

 

Dimanche 14 février 2016 à 14 h 30

Souvenirs de Claire Maratier,
fille de Michel Kikoïne

2014, 15 min

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Souvenirs de Yankel,
fils de Michel Kikoïne

2014, 24 min

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Dimanche 14 février 2016 à 15 h 30
En présence de Max Wechsler, de Carole Benzaken et de Cécile Reims

Max Wechsler. Au-delà des signes
2014, 14 min

En présence de Max Wechsler
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Cécile Reims. Conversation autour d’une collection
2015, 28 min

En présence de Cécile Reims
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Carole Benzaken. Megillah ben Adam
2015, 26 min

En présence de Carole Benzaken
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Autour de l'exposition Michel Nedjar

 

Mercredi 8 juin 2016 à 19 h 30
Projection - Rencontre
Michel Nedjar
En conversation avec Allen S. Weiss
Rencontre suivie de la projection de Poupées des ténèbres Documentaire d'Allen S. Weiss et de Tom Rasky
France, États-Unis, Canada, 71 min, VO française
Première mondiale

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Programmation auditorium :
Corinne Bacharach avec Sophie Andrieu
Ophir Levy (Moïse au cinéma)

Tous les événements présentés à l'auditorium du Mahj peuvent être visionnés à la médiathèque du musée sur demande au 01 53 01 86 36 ou au 01 53 01 86 41.
 

 
 

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