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d'avril à août 2010
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de janvier à mars 2010
Constantine
Dimanche 14 mars 2010
16 h
Conférence
Constantine, la Jérusalem du Maghreb
Par Benjamin Stora
« Je suis né le 2 décembre 1950 dans le petit appartement familial, au 2 rue Grand, au cœur du quartier juif qu’on appelait le Charah. Juifs et Musulmans y vivaient imbriqués les uns avec les autres, séparés du quartier dit “Européen”. [...] Deux villes effectivement se juxtaposaient : la judéo-arabe, la vieille ville, où s’entassait une population extrêmement nombreuse, complètement mêlée ; et l’européenne à Saint-Jean, de l’autre côté de la ville. Une sorte de frontière invisible, qui n’était jamais dite, apparaissait sans cesse entre deux cités, deux univers. [...] Constantine est une ville particulière, fermée, austère, où tout se passe entre les murs. [...] Mais, je me souviens aussi, quand j’étais enfant, de la gaieté qui régnait avec beaucoup de cafés et de musiques. [...] Dans ma vie, il y aura toujours un avant et un après “16 juin 1962”. Ce jour-là, avec ma famille, nous avons quitté Constantine... »
Benjamin Stora, d’après son ouvrage La Dernière Génération d’Octobre [Stock, 2003 ; rééd. Hachette Littératures, 2008])
Benjamin Stora, né en 1950 à Constantine, est historien, spécialiste de l’Algérie contemporaine et de l’immigration algérienne en France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Histoire de la guerre d’Algérie (La Découverte, 2004), Les Trois Exils : Juifs d’Algérie (Stock, 2006), Les Immigrés algériens en France : une histoire politique, 1912-1962 (Hachette Littératures, 2009).
18 h
Concert
Les frères Nakache
Avec :
Marouane Babiche, Hamdi Benani, Farhat Abbas, violon, chant
Claude Ghenassia, oud
Claude Nakache, guitare, chant
Norbert Nakache, tar
Gérard Nakache, derbouka, chant
Farid Belhassen, mandoline
Yasmine Djellel, flûte
Constantine est l’un des berceaux de la musique arabo-andalouse... Fils d’Alexandre Nakache, l’un des maîtres du malouf, les frères Nakache ont reçu en héritage l’amour et la connaissance de cette musique. Ils appartiennent à cette génération qui a connu puis quitté l’Algérie dès l’enfance. Malgré la distance des années, ils aiment aujourd’hui encore voyager dans le temps, au son de cette tradition musicale, symbole de partage et de tolérance entre les différentes communautés. Ce lien au malouf, ancré dans leurs racines, unit les frères Nakache à plusieurs artistes algériens, avec lesquels ils jouent le répertoire arabo-andalou dans la pure tradition de ces musiques qui se transmettent naturellement de génération en génération.
Tarifs
Réservation indispensable par mél
ou par téléphone au 01 53 01 86 48
du lundi au vendredi
de 14 h à 18 h
© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme