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Sophie Calle, L’Erouv de Jérusalem (détail), 1996, Mahj © ADAGP, Paris, 2011
Gérard Garouste, Qohelet , 1989, Mahj © ADAGP, Paris, 2011
Max Wechsler, Sans titre (détail), 2001, Mahj
Judith Bartolani, Nos Funérailles. L’espoir s’y engouffre (détail), 2005, Mahj
Serge Lask, Kaddish (détail), 1999, Mahj
Iris Sara Schiller, La Tresse de ma mère (extrait), 2003, Mahj
Affiche de l'exposition La collection contemporaine. Un parcours
© Doc/Levin
Convier des artistes, des designers ou des architectes à intervenir dans le contexte de collections ou de monuments historiques est désormais une pratique répandue ; l’exercice est périlleux, mais stimulant. Constituer une collection contemporaine à partir de ces « rencontres », c’est-à-dire travailler dans le temps long, avec des artistes juifs ou non juifs, mais toujours dans une exigence d’ouverture, de résonance avec les thématiques développées dans le parcours permanent ou avec les objets qui y sont présentés, a été notre objectif dès 1998.
Christian Boltanski inaugura ce programme, en concevant Les Habitants de l’hôtel de Saint- Aignan en 1939, monument fragile qui traverse l’aile XXe siècle du musée.
Jean-Pierre Bertrand, Arik Levy, Michel Nedjar furent invités à travailler sur les fêtes du calendrier juif, dont les thèmes nourrissaient, de manière souvent surprenante, leur création.
Le rapport au livre, au texte, à la langue est la trame sur laquelle s’inscrivent presque naturellement nombre de nos commandes et de nos acquisitions : Micha Ullman a créé, pour la collection du musée, cinq livres de sable ; Serge Lask et Judith Bartolani ont réalisé des œuvres qui associent mémoire et pratique compulsive de l’écriture.
Le prix Maratier, décerné tous les deux ans par la Fondation Pro-Mahj, nous a offert une plus grande liberté et permis d’intégrer dans nos collections des œuvres aussi différentes que celles de Max Wechsler, Pierrette Bloch, Iris Sara Schiller et Mikael Levin, au terme de débats passionnants avec des jurys attentifs à la complexité et la spécificité de notre tâche.
La Nuit blanche est l’occasion, chaque année, d’une commande à un artiste pour l’espace de la cour d’honneur du musée. Parmi beaucoup d’autres, Kader Attia ou Antoine Grumbach s’y sont mesurés, travaillant l’un sur les symboles religieux du judaïsme et de l’islam, l’autre sur la construction de la cabane rituelle de la fête de Soukkot et l’espace juif.
La collection s’est ainsi enrichie, au fil des projets, d'œuvres emblématiques qui ont été complétées par des dons d’artistes exposés, de collectionneurs, d’associations et des dépôts, notamment du Fonds national d’art contemporain. Nous n’en présentons ici qu’une partie ; l’accrochage est conçu en écho à la collection ou par thématiques, la principale étant celle de l’écrit.
L’art contemporain investit donc, cet été, le parcours permanent ; et, en scandant certaines séquences, il appelle à le revisiter.
Artistes présentés
Kader Attia
Judith Bartolani
Pierrette Bloch
Christian Boltanski
Philippe Boutibonnes
Sophie Calle
Gérard Garouste
Moshe Gershuni
Antoine Grumbach
Anne-Valérie Hash
Mikhail Karasik
Moshe Kupferman
Serge Lask
Mikael Levin
Arik Levy
Deimantas Narkevicius
Michel Nedjar
Iris Sara Schiller
Micha Ullman
Max Wechsler
Boris Zaborov
Commissaire : Nathalie Hazan-Brunet
© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme