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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

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Funérailles juives
un chef-d’œuvre d’Alessandro Magnasco

Jusqu’au 24 avril 2011
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Funérailles juives

Funérailles juives
Début des années 1730
Alessandro Magnasco ©Mahj

Grâce à un important mécénat, le musée d’art et d’histoire du Judaïsme accueille un chef-d’œuvre d’Alessandro Magnasco (Gênes, 1667 – 1749) du début des années 1730, Funérailles juives.

Le tableau représente, de façon synchronique, les étapes d’un enterrement juif. Intensément dramatique, la composition est rythmée par la ligne d’horizon séparant le cimetière des cieux sombres ; elle s’organise autour de figures aux tenues colorées et aux attitudes démonstratives, fossoyeurs, endeuillés et hommes priant, émergeant des monuments funéraires et des sépultures. Trois peintures du maître ayant pu former une série avec ces Funérailles juives, conservées dans des musées ou des collections privées, l’accompagnent. D’autres scènes de la vie juive en Italie, complètent cet accrochage (salle Italie).

À Milan où il réside jusqu’en 1735, l’artiste effectue sa formation auprès de Filippo Abbiati. Spécialiste des scènes sacrées, mythologiques ou pastorales, il collabore étroitement avec Peruzzini et Clemente Spera. D’après Ratti, son premier biographe, Magnasco exécuta pour le gouverneur autrichien de la Lombardie un Prêche des juifs dans la synagogue de Livourne et travaillait encore à une « synagogue des juifs », à la veille de sa mort.

Les thèmes juifs, par leur pittoresque, suscitent l’intérêt des peintres depuis le XVIIe siècle aux Pays-Bas, puis en Italie où une présence juive visible et les ghettos, à Venise notamment, attirent l’attention. La prédilection de Magnasco pour ces sujets repose-t-elle sur l’esprit de tolérance ? Peut-on penser que les juifs, du fait de leur statut de marginaux, rejoignent les gueux, les bohémiens et les bannis peuplant les toiles du maître ou, au contraire, souligner sa causticité à l’égard de l’obscurantisme ? Quoi qu’il en soit, ce tableau admirable révèle un regard nouveau, nourri par les Lumières, sur une population qui va jouer un rôle grandissant dans l’Europe moderne.


Cette peinture classée « œuvre d’intérêt patrimonial majeur » par la Commission des trésors nationaux a été acquise par l’État au bénéfice du musée du Louvre, pour être déposée au musée d’art et d’histoire du Judaïsme.


Ministère de la CultureEn savoir plus sur le site du Ministère de la culture





Chambre du Duc et salle Italie

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© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme