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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

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Grande tenue de cérémonie, qswa el qbira
Grande tenue de cérémonie, qswa el qbira

fin XIXe siècle
Velours de soie, galon doré et doublure de coton imprimé
111 x 329 cm

Photo Adam Rzepka. Musée d'art et d'histoire du Judaisme
 
Don de Mme Sete Guetta, en souvenir de son père, Raphaël Benazeraf

La qswa el qbira, aussi dite « grande robe », est le costume d’apparat de la citadine juive, et fait partie de la dot de la jeune mariée. Ce costume se compose de trois éléments : la jupe, le plastron et le boléro en velours brodé. Il peut être complété par une ceinture de soie lamée d’or et par des manches de mousseline de soie, manquantes ici. Il est typique pour les grandes villes du littoral et ne change que par des détails d’une ville à l’autre. Seule la couleur et les ornementations varient. L’élément inséparable de la grande robe est la coiffe.

En effet, le Talmud interdit à la femme mariée d’exhiber sa chevelure. Elle doit être dissimulée jusqu’à la racine des cheveux. C’est précisément au Maroc que ce précepte a donné lieu à la plus grande variété de perruques et de coiffures. Les coiffes rurales sont les plus originales. Dans de nombreuses familles marocaines, qu’elles soient d’origine citadine ou rurale, on transmet la grande robe de mère en fille. Les jeunes filles la mettent la veille de leur mariage pour la soirée du henné. Elle est devenue une sorte de costume national et, en Israël, on peut voir les femmes d’origine marocaine la porter à l’occasion de différentes cérémonies officielles.
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