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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

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La restauration

Restauration de l'Hotel de Saint-Aignan Restauration de l'Hotel de Saint-Aignan
©Mahj

La restauration du bâtiment a commencé en 1978 par la restitution de son volume d'origine, avec la suppression des étages ajoutés et le curetage de la cour et du jardin. En 1981, la façade sur rue ainsi que la totalité des charpentes et des couvertures de l'hôtel étaient restaurées.

L'architecte en chef des monuments historiques, Bernard Fonquernie, a mené la restauration de l'édifice en vue de l'installation du futur Musée d'art et d'histoire du Judaïsme.

La première tranche de travaux a permis la restauration de trois façades ouvrant sur la cour d'honneur. La frise de la corniche supérieure, la balustrade et certains chapiteaux ont été restitués d'après des éléments sculptés conservés en place ou dans des documents d'archives. La façade feinte de la cour a été restaurée avec ses menuiseries. La restitution du blason sculpté des ducs de Saint-Aignan, ornant le fronton de la façade principale sur la cour, marque le principe de la restauration de l'hôtel d'après son état du début du XVIIIe siècle.

Le chantier s'est poursuivi en 1998 par la restauration de la façade sur jardin, suivant le parti d'origine voulu par Le Muet, la restitution des menuiseries, la fin de la restauration des façades sur cour, la restauration de volumes comme la chapelle et de décors intérieurs, ou la reconstitution du grand escalier et la préservation d'éléments archéologiques dans certaines pièces. Le vestibule a conservé son agencement d'origine avec ses niches ; des peintures murales ont été mises au jour dans la salle à manger et dans les embrasures des fenêtres entre cour et jardin ; un plafond en bois sculpté subsiste dans un petit salon, dit «chambre du duc».

Aucune trace de description ne permet de connaître le dessin du premier jardin de l'hôtel d'Avaux. Cependant, alors qu'il agrandissait l'hôtel et en modifiait les intérieurs, le duc de Saint-Aignan fit redessiner le jardin en arrière du corps de logis principal. Le rapport de la visite d'expertise de novembre 1691 signale que Le Nôtre travaillait à l'hôtel de Saint-Aignan. Le nouveau jardin classique, était orné de parterres garnis de rinceaux, d'un bassin circulaire creusé dans l'axe du vestibule et de berceaux de treillage dissimulant l'extrémité irrégulière du terrain. Le maintien de l'intégralité cadastrale de la parcelle, ainsi que les curetages effectués sur son emplacement permettent d'espérer retrouver l'aspect du jardin historique, dont la restauration suivant son aspect XVIIIe siècle est proposée.

 
 

© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme