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Le jardin
La mise à disposition par la Ville de Paris de l’Hôtel de Saint-Aignan au Musée d’art et d’histoire du Judaïsme s’est inscrite dans une politique de valorisation architecturale mise en oeuvre dans les années 1980. Cette initiative trouve son accomplissement avec l’aménagement du jardin historique, dont l’emprise a été entièrement conservée. Pour des raisons de sécurité, son accès
n’est possible que par l’impasse Berthaud. Parisiens, touristes et promeneurs pourront désormais bénéficier d’un ensemble patrimonial remarquable.
Rappelons que l’Hôtel fut achevé par l’architecte Pierre Le Muet, en 1650, pour Claude de Mesmes, comte d’Avaux. Il fut racheté par Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan en 1688, qui fit légèrement agrandir le jardin, en en confiant l’aménagement à André Le Nôtre. Le dessin du jardin évoque cet état historique de la fin du XVIIe siècle, sans toutefois le reconstituer.
L’évolution de l’urbanisme à Paris et le déplacement de l’aristocratie amenèrent des transformations successives de l’édifice. Son devenir témoigne aussi – et cela n’est pas surprenant – de l’histoire des juifs à Paris ; à partir de la fin du XIXe siècle, en effet, le quartier accueillit des vagues successives de réfugiés juifs d’Europe centrale et orientale.
Le bâtiment, alors singulièrement dégradé, abrita logements, ateliers et manufactures où se mêlaient familles et travailleurs.
Mercredi 20 juin, Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Pierre Aidenbaum, maire du 3e arrondissement, ont inauguré le « jardin Anne Frank ».
© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme