Menu principal

Menu secondaire

Contenu

Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

Retour Historique du Musée

L'hôtel de Saint-Aignan, repères chronologiques

Cour Saint Aignan en 2008 Cour Saint Aignan en 2008
photo Tim
©Mahj DR

1650
Achèvement de l'hôtel particulier pour le comte d'Avaux, surintendant des finances de Mazarin.
Son auteur, l'architecte Pierre Le Muet, propose un décor sans précédent dans l'architecture civile parisienne. Il conçoit notamment une façade en trompe l'oeil, dite «renard», qui masque en réalité un mur appuyé sur le tracé de l'enceinte de Philippe Auguste. Ainsi donne-t-il l'illusion d'un espace vaste et préserve-t-il une apparente symétrie.
L'originalité de cette architecture tient aussi à l'ordonnance de pilastres sculptés, dits «colossaux», courant sans rupture au niveau des étages de bas en haut de la façade. Sur le même principe de continuité, les quatre façades qui encadrent la cour sont identiques, ne distinguant pas particulièrement le corps de logis principal, contrairement à l'usage. L'architecte produit ainsi un effet de verticalité imposant, un rythme soutenu qui conférait une véritable majesté à l'édifice... Trois siècles plus tard, le procédé n'a rien perdu de son intensité, et l'on demeure saisi par la puissance de cet édifice.
Au rez-de-chaussée de l'aile droite de la cour d'honneur, se trouvaient les cuisines, réaménagées aujourd'hui pour accueillir des ateliers, ainsi que la salle à manger devenue «café», qui présente un décor de fresques exceptionnel attribué à Rémy Vuibert.

1688
Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, acquiert l'hôtel. Il entreprend une campagne de travaux de réfection et de modernisation avec un agrandissement de la façade sur jardin, la réalisation d'un escalier d'honneur, l'aménagement d'appartements dans l'ancienne galerie du premier étage. Le Nôtre est sollicité pour redessiner un jardin à la française avec des parterres d'ornements. Le principe de restauration qui sera adopté au XXe siècle reprend précisément la fin XVIIe comme période de référence.

1795
Après avoir été mis sous séquestre à la suite de la Révolution, l'hôtel devient le siège de la septième municipalité.

L'hôtel en 1905 L'hôtel en 1905
photo Atget ©DR

1842
Ayant fait l'objet de reventes successives, l'hôtel, après diverses péripéties, fut voué à partir de 1842 au commerce et à la petite industrie. Transformé en immeuble de rapport, le corps de logis est alors surélevé de trois niveaux. Des photos d'époque, en particulier celles d'Eugène Atget, évoquent la vie de cet immeuble où vivent des artisans juifs immigrés de Pologne, de Roumanie et d'Ukraine.



1942
Lors des grandes rafles de Paris, plusieurs personnes ont été arrêtées dans ce bâtiment, et déportées. Au total treize des habitants de l'hôtel sont morts assassinés dans les camps de concentration.

1962
L'hôtel de Saint-Aignan est racheté par la Ville de Paris.

1978
Campagne de restauration de l'hôtel de Saint-Aignan, sous la direction de Jean-Pierre Jouve, architecte en chef des Monuments historiques. L'hôtel est affecté alors aux Archives de Paris.


L'hôtel en 1992 L'hôtel en 1992
photo M. Goldman ©Mahj

1986
A l'initiative du maire de Paris, M. Jacques Chirac, l'hôtel de Saint-Aignan est affecté à l'installation d'un musée consacré à la civilisation juive : le Musée d'art et d'histoire du Judaïsme.

1991
Début de la seconde campagne de restauration de l'hôtel, sous la direction de Bernard Fonquernie, architecte en chef des Monuments historiques.
 
 

© Musée d'art et d'histoire du Judaïsme