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Musée d'art et d'histoire du Judaïsme

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Affiche de la Journée européenne de la culture juive 2013

Claire Maratier
©ifb productions

Claire Maratier

Claire Maratier nous a quittés le 22 janvier 2013.
Elle allait avoir quatre-vingt-dix-huit ans.
Fille du peintre Michel Kikoïne, elle a accompagné le Mahj dès sa création. Généreuse donatrice, infatigable soutien, elle fut aussi une amie très chère.

Elle a contribué à l’acquisition de la première œuvre à être entrée dans les collections propres du musée, une très rare cabane pour la fête de Soukkot de la fin du XIXe siècle.

Le Mahj a reçu d’elle un fonds constitutif d’oeuvres d’artistes de cette École de Paris qu’elle tenait tant à faire mieux connaître : Kikoïne – dont le musée possède désormais une très importante collection –, Soutine, Krémègne, Hayden, Pascin, Marcoussis.

En 2003, elle avait transformé la fondation Kikoïne, créée à son instigation sous l’égide de la fondation du Judaïsme français, en la fondation ProMahj, dont la vocation est de soutenir l’action et les activités du musée.
Elle avait souhaité poursuivre l’aventure du prix Maratier, décerné tous les deux ans, un prix qu’elle avait créé en souvenir de son mari, Amédée Maratier, avec qui elle partageait un même goût pour l’art vivant.

Claire Maratier avait perdu progressivement la vue. Elle continuait pourtant de visiter les expositions et les ateliers d’artistes, captant ce qui s’y tramait, touchant les œuvres, donnant son avis avec un détachement apparent qui masquait à peine des opinions fortes.

Le Mahj a pu, peu de temps avant sa disparition, la filmer, l’interroger sur son enfance à la Ruche et sur sa traversée de l’Europe en guerre.

Avec sa disparition, le musée perd une de ses figures fondatrices.

 
 

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